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LUDOMONDE ÉTAIT À PARIS EST LUDIQUE 2015

LUDOMONDE ÉTAIT À PARIS EST LUDIQUE 2015

IMG_0220Le week end du 13 et 14 juin, Ludomonde était présent au festival Paris est Ludique ! Deux jours pour découvrir l’univers des jeux de société modernes sur plus d’un hectare en plein air. Les éditeurs, auteurs, bénévoles, et associations se sont réunis pour plonger les visiteurs dans le monde du jeu. Merci aux bénévoles : Mathieu, LoÏs, Régis, Sofiane, Daniel, Alice et Antonin 

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MIKE, UN DES ORGANISATEURS DE PARIS A LUDIQUE A REPONDU A NOS QUESTIONS !

Depuis combien de temps organisez vous Paris est Ludique et comment l’idée vous est venue ?

C’est la 5eme édition cette année ! L’idée nous est venue car nous organisions des Dimanches Ludiques dans des restaurants une fois par mois avec notre association Les Brunchs du Clube, et cela nous plaisait de créer ces évènements ludiques. On a voulu organiser cela en plus grand. La première édition du festival a accueilli 2000 visiteurs. D’années en années, le festival a grandi d’environ 2000 visiteurs.

Comment mettez-vous en place le festival, qui contactez vous ?

On connaissait pas mal d’éditeurs, notamment grâce aux Dimanches Ludiques. Certains sont de très bonnes connaissances, que nous avons consultées avant de se lancer dans l’aventure. Ils nous ont dit comment ils imaginaient le festival, et nous ont donné de précieux conseils, notamment Cocktail Games et days of Wonder. L’idée de base était que les stands soient pris en main par les éditeurs. Tout le matériel est sur place, et les éditeurs viennent avec leurs jeux et leurs animateurs. On tenait à ce qu’ils viennent en personne, pour créer un vrai échange  entre les auteurs, les joueurs, et les éditeurs. D’autre part, la première année nous n’étions que 20 bénévoles, ce qui  était trop peu pour animer des jeux pour 2000 visiteurs. Le fait que les éditeurs s’occupent de l’animation de leur stand était une nécessité. C’est d’ailleurs un point fort du festival : que tous les éditeurs viennent en personne.

J’ai remarqué un grand stand prototype, est-ce quelque chose de nouveau au festival ?

Le stand prototype n’est pas nouveau car il est la depuis le début, mais il a pris beaucoup d’ampleur au fil des années. Au début c’était un petit espace ou les éditeurs pouvaient venir avec un prototype. Aujourd’hui, c’est un grand stand et il y a une sélection parmi les prototypes, car les éditeurs sont nombreux à vouloir les faire tester et on ne peut pas accueillir tout le monde, et cela évite les jeux trop mauvais. On a aussi instaurer le Prix Paris est Ludique, élu par le jury (le public !), qui votent pour leur jeu préféré parmi les prototypes.

Vous faites aussi venir des associations telles que Ludomonde. En quoi cela est-il intéressant pour le festival ?

C’est quelque chose de nouveau ! Avant, les associations devaient payer leur place pour exposer dans le festival. Mais en tant qu’ancienne association, nous savons que d’un point de vue financier c’est assez difficile. Petit à petit, on a trouvé un moyen   d’incorporer les associations à Paris est Ludique. Pour nous, c’est important d’introduire la vie associative ludique  dans le monde du jeu. Il est donc vital de leur donner un espace, pour qu’elles puissent s’exprimer, et montrer toutes les palettes du monde du jeu.

NOUS AVONS AUSSI PU DISCUTER AVEC 4 ÉDITEURS !

Antoine de Days of Wonder 

Bonjour Antoine, tu travaille a Days of Wonder depuis 7 ans, ya-t-il un jeu phare que tu voudrais mettre en avant aujourd’hui ?

Bonjour ! Le jeu qu’on veut mettre en avant est les Aventuriers du Rail sorti en 2004 et a eu beaucoup de succès. On a vendu plus de 3 millions d’exemplaires ! C’est un jeu familial qui a connu plusieurs extensions. C’est une bonne introduction au jeu de société, une bonne passerelle pour connaitre l’univers du jeu. La première version portait sur les Etats Unis, la seconde sur l’Europe, puis on a crée celui sur l’Allemagne, sur l’Asie.. Plusieurs parties du monde ont leur version du jeu !

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Un petit mot sur le festival Paris est Ludique ?

Cela fait plusieurs fois que je viens au festival, c’est un moment très agréable, convivial.. Il a la particularité d’être en plein air. Cela nous permet de rencontrer le public, de voir les gens jouer, leur donner des conseils, et surtout de faire vivre les jeux ! Car ce qui est bien pour un éditeur, c’est de voir les gens s’amuser : c’est une belle récompense !

En tant qu’éditeur, quel est l’intérêt de faire des partenariats avec des associations comme Ludomonde ?

L’avantage de travailler avec des associations, c’est que cela nous donne de la visibilité. Cela permet à certains jeux d’être plus connus, de fédérer une communauté autour d’eux. C’est presque comme un réseau de distribution, car cela accroît la popularité d’un jeu.

Yann de Matagot

Bonjour Yann, tu es éditeur chez Matagot, ya-t-il un jeu phare que tu voudrais mettre en avant aujourd’hui ?

Je vais parler de Barony ! C’est un jeu qui est sortit il y a deux jours en boutique, il est très récent. C’est un jeu de placements et de blocages, le but est de récolter des ressources pour acheter des titres de noblesses pour avoir des points de victoire. On attend un grand succès pour ce jeu ! L’auteur du jeu est Marc André, très en vogue en ce moment. Hier on avait mis 3 tables du jeu pour le public, et aujourd’hui 6 car il a beaucoup plu ! Les gens l’apprécient.

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En tant qu’éditeur, quel est l’intérêt de faire des partenariats avec des associations comme Ludomonde ?

Les associations font découvrir des jeux, ce qui incite les achats. C’est un travail que nous n’avons pas forcément le temps de faire quand on édite les jeux. On ne peut pas faire de petits événements comme font les associations. Elles sont un relais pour faire découvrir les jeux !

Un petit mot sur le festival Paris est Ludique ?

C’est LE salon Parisien du jeu de société. Chaque année il est de plus en plus grand. C’est une date qui devient importante dans le calendrier d’un éditeur. De plus en plus de jeux sortent justement pour Paris est Ludique car le public est large, comme Barony.

Doria de Funforge

Bonjour Doria, tu travaille chez Funforge, ya-t-il un jeu phare que tu voudrais mettre en avant aujourd’hui ?

Je vais te présenter Tokaido, un jeu d’Antoine Bauza illustré par NaÏade, sortit en 2012. les joueurs incarnent des voyageurs, qui cheminent le long de la route du Tokaido, très connue au Japon. La route est parsemée de stations, dans lesquelles ils vont s’arrêter, pour récolter des souvenirs, de la nourriture, visiter des sources chaudes, etc.. Le but du jeu est de faire le voyage le plus riche, donc de s’arrêter dans un maximum de stations et de récupérer un maximum de choses pour avoir le plus de points de voyage. C’est un jeu qui a très bien marché auprès du grand public, notamment grâce au thème et à l’auteur, très connu. Le design graphique est aussi très coloré, épuré, très beau, et cela a bien plu ! C’est un jeu qui attire rien qu’avec la couverture. Et quand les gens l’essaient, ils aiment très vite. Il a très bien marché aux Etats-Unis aussi. Il est traduit dans une dizaine de langues.

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En tant qu’éditeur, quel est l’intérêt de faire des partenariats avec des associations comme Ludomonde ?

Il y a plusieurs avantages. Déjà cela crée du contact avec les joueurs. Faire des partenariats avec des associations nous permet de connaitre les avis des joueurs sur les jeux, de toucher un maximum de personnes, et de proposer notre jeu dans des contextes différents. Il y a un grand rapprochement avec le public.

Comment les auteurs vous présentent-ils leurs projets ?

Les auteurs nous envoient par exemple des prototypes ou juste des règles. On lie, on teste.. Si le projet correspond à notre ligne éditoriale et nous parait intéressant, on va commencer à travailler avec l’auteur sur le développement du jeu. On marche beaucoup au coup de coeur !

Vous refusez souvent de travailler sur un projet ?

Tous les jeux ne sont pas bons à prendre, et on ne peut pas tout éditer ! On fait une sélection attentive.  Ce n’est pas qu’on refuse de travailler avec l’auteur, mais juste que le projet ne nous correspond pas. Il est vrai qu’on en refuse pas mal, par exemple nous avons beaucoup de demandes par mail. Mais nous somme obligés d’en refuser, notamment car on ne publie pars énormément de jeux ! Habituellement, c’est environ deux jeux qu’on publie par an. C’est peu ! Surtout par rapport à la quantité de prototype qu’on peut nous proposer…

Un petit mot sur le festival Paris est Ludique ?

C’est super ! Vraiment convivial et détendu, tant au niveau des éditeurs, des associations et des visiteurs. L’organisation est géniale, les bénévoles assurent.. C’est une bonne représentation de l’univers ludique, surtout pour les personnes qui ne connaissent pas vraiment le monde du jeu. Tous les exposants sont très accessibles. En plus il fait très beau !

Jean-Baptiste Ramassamy de Ravensburger

En tant qu’éditeur, quel est l’intérêt de faire des partenariats avec des associations comme Ludomonde ?

L’avantage est de crée une communauté. Les associations sont prescriptrices des jeux de société. C’est à dire que les associations incitent les personnes à acheter des jeux, car elles les font connaitre. Les jeux vont devenir de plus en plus connus grâce à cela. D’autre part les associations sont constituées de personnes passionnées, et cela rend leur travail très intéressant.

Un petit mot sur le festival Paris est Ludique ?

C’est une histoire de coeur ! Un festival qui réussit à conserver son ambiance conviviale, même avec 8000 visiteurs. C’est le seul festival du jeu de société qui a résisté sur la capitale. On arrive à regrouper joueurs, éditeurs, visiteurs… avec une belle atmosphère ludique !

DEUX AUTEURS ONT AUSSI REPONDU À NOS QUESTIONS !

Aurélien Lefrançois-Fidaly 

Bonjour Aurélien, tu es auteur de jeux, peux-tu te présenter ?

Je suis Game Designer de formation, j’ai une licence et un master de conception de jeu. Initialement plutôt dans les jeux vidéos. J’ai travaillé dans un studio pour réaliser un Serious Game contre l’illettrisme. A la suite de cette expérience, j’ai monté un projet de voyage autour de l’Europe, d’atelier de création de jeux de société, qui s’appelait Ludi Vojago. Le principe était d’aller dans plusieurs structures de différents pays (écoles, centres de jeux..), et de proposer un atelier de création. Lors de ce voyage, j’ai créer une méthode de création de jeux, qui s’appelle la technique des mécanicartes. Les 36 cartes décomposent les jeux en éléments mécaniques, comme les compétences des joueurs, et le matériel. Grâce à cet outil, il est simple pour les gens de créer des jeux de société. Suite à ce voyage, j’ai voulu continuer ces ateliers, et participer à d’autres projets ludiques. Je me suis associé avec trois autres personnes pour concevoir un partenariat, et on a créer un collectif qui s’appelle Prismatik. Nous présentons le jeu sous toutes ses facettes : on  fait de l’animation, de la formation et de la production de jeux de société, vidéos, et de rôle. Cela parait large dit comme ça, mais nous avons chacun nos spécialités dans nos domaines respectifs.

Peux-tu me présenter le jeu de société que tu as crée ?

Il s’agit de Sauna Peli.  Dans le jeu, nous sommes des Finlandais dans un sauna. Le principe est de faire monter la température du sauna, tout en faisant en sorte que notre personnage résiste mieux que les autres, pour les éjecter. C’est un jeu assez rapide de trois à cinq joueurs, qui se joue en à peu près une demi heure. Pour l’instant, c’est un prototype assez récent. Avant Paris est Ludique, j’ai déjà fais une vingtaine de tests, et il a beaucoup évolué. Aujourd’hui je présente la  formule de « finition », et j’écoute les retours ! C’est important de voir si les gens profitent du jeu. Je réfléchis à la possible édition de mon jeu. Il y a un  grand nombre de bons retours . J’ai aussi pu modifier beaucoup de choses grâce aux tests.

Pour votre collectif Prismatic, quel est l’intérêt de faire des partenariats avec des associations comme Ludomonde ?

IMG_0220Cela permet de l’échange de pratiques et de compétences, par exemple sur les ateliers de création de jeux de société. De plus nous pouvons faire du support de communication, c’est à dire communiquer sur les événements des uns et des autres. Nous avons des points communs avec Ludomonde, comme le partage autour du jeu, l’animation, la création de projets.. A terme, nous voudrions créer une SCOP. C’est une Société Coopérative Participative. Chaque salarié a une part dans l’entreprise. Cela permet d’avoir une gestion qui n’est pas pyramidale, mais horizontale. C’est la notion du collectif, avec des personnes cogérantes. C’est notre philosophie !

Un petit mot sur le festival Paris est Ludique ?

C’est un festival d’échanges et de partage. L’organisation et l’espace sont très bien pensés. Les visiteurs peuvent  vraiment accéder aux jeux, et les experts font découvrir leurs nouveautés. J’apprécie beaucoup ce festival car il permet de fédérer la communauté Parisienne des auteurs, éditeurs, animateurs. C’est une réunion solide  !

Fabien Bleuze de le Droit de Perdre

Bonjour Fabien, vous êtes auteur de jeux de société,  pouvez vous nous présenter votre jeu phare ?

Bonjour  ! Dans notre boite d’édition, Le Droit de perdre, nous avons une philosophie précise : on est là pour jouer et rigoler, et pas nécessairement gagner. Mes jeux suivent cette ligne éditoriale ! Parmi la collection, il y a le Taggle. Il y a deux types de cartes, les  « réflexions » et les « répliques ». Chaque joueur possède une carte « réplique »  Le meneur de jeu clame haut et fort une réflexion a chaque joueur,  qui lui répondront au choix une des quatre répliques proposées sur sa carte. A la fin du tour, le meneur choisit la réplique qu’il a le moins aimé, et lui dit « Taggle ! ». Tous les joueurs ont un petit compteur, qui compte cinq étapes (Taggle, T’es sourd ou quoi, Inutile d’insister, T’es super lourd et Casse toi boulet). Si nous atteignons la dernière étape, nous sommes éliminés.

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Article rédigé par Alice Pochart, stagiaire en communication chez Ludomonde.

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