Ludomonde - coopérative - Paris

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Création de ludothèque au Mali !

Création de ludothèque au Mali !

LUDO BOUGOU – GENEVIEVE DANTÉ

UNE ASSOCIATION QUI CRÉE DES LUDOTHÈQUES DANS DES ÉCOLES EN AFRIQUE

 

Après un voyage de quelques mois en Afrique en 2011, à son retour, Hélène Danté la fondatrice et présidente de l’association, a eu l’envie de monter un projet de solidarité en faveur des enfants du Mali, pays de ses origines. Bénévole auprès des enfants du centre social de Belleville (Paris 20ème) elle était souvent amenée à faire des activités en ludothèque avec eux. C’est donc assez naturellement, au regard de ce qu’apporte le jeu à l’enfant, qu’elle à souhaiter créer une ludothèque au sein d’une école. En effet, l’éducation par le jeu, possible grâce à ce type d’espace, devrait être accessible à tous les enfants sans aucune discrimination, or certains pays, notamment ceux du sud, n’ont pas la possibilité d’offrir cela à leurs enfants.

Une première Ludothèque a donc été créée en mars 2013 au sein d’un complexe scolaire (maternelle et primaire) à Ségou au Mali, par le biais d’une plateforme participative réunissant 84 personnes.

Après 3 ans, ce premier projet étant toujours viable et ayant démontré son utilité auprès de 400 enfants âgés de 3 à 12 ans, l’idée de créer une association pour développer d’autres «Ludo Bougou» (village du jeu) dans des enceintes scolaires en Afrique, s’est imposée à elle comme une évidence.

C’est ainsi qu’elle crée en avril 2016 l’association Ludo Bougou – Geneviève Danté, en hommage à sa mère, et décide de créer une 2ème ludothèque au Mali. Les membres de l’association entament donc les démarches pour trouver un établissement scolaire pour installer son 2ème projet, et c’est l’école/collège du village de Kollé situé à 60km au sud de la capitale malienne, Bamako, qui est choisi.

Les travaux début fin avril 2017 supervisés par un correspondant local. En France, l’association s’affaire pour le choix et l’achat des jeux, accompagnée par l’expertise de la coopérative Ludomonde. Fin septembre les travaux sont terminés, et c’est début novembre que 6 membres de l’association se rendent sur place pour l’aménagement des lieux, la formation des enseignants, l’inauguration et l’ouverture des portes aux enfants. L’accueil a été formidable et les enfants vraiment très heureux de pouvoir jouer avec des jeux diversifiés, adaptés à leurs âges et à leur culture. L’équipe enseignante, le recteur, le maire et les autorités du village ont été unanimes sur la nécessité d’une telle installation pour les enfants du village.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce voyage fut aussi pour eux l’occasion de retourner à l’école de Ségou, visiter la première ludothèque et d’y apporter un carton rempli de jeux pour les enfants. Sur place, ils ont pu retrouver l’équipe enseignante et ont pu constater que la ludothèque était très bien entretenue et que les enfants profitaient pleinement du lieu pour s’épanouir.

Prochaine étape pour l’association, la création d’une nouvelle ludothèque en 2018 dans un autre pays d’Afrique de l’Ouest, la Guinée Conakry. Vous pouvez soutenir ce projet et son financement en cliquant ici.

Contacts : Site web : www.ludobougou.wordpress.com

Facebook : Ludo Bougou – Geneviève Danté   Twitter :  @ludobougou

Atelier création de jeux « jeunes et police » ETAPE 2

Atelier création de jeux « jeunes et police » ETAPE 2

 

 

 

 

 

 

Fin de l’année 2015, nous avons sollicité un financement de la politique de la ville afin de mener un projet de prévention avec des adolescents et adolescentes : améliorer les relations entre les jeunes et la police via le jeu ! Ce défi fut lancé via l’idée d’un atelier création de jeu de société de 2 journées entre les jeunes et la police sur le thème… « Jeunes et police » ! Un article relatait déjà cet épisode sur le blog (où vous trouverez entre autre une présentation synthétique des règles) (cliquez ici).

Suite du projet en octobre 2016 : deux jours d’atelier création pour améliorer et finaliser les jeux. Ceux-ci réunissaient la moitié des jeunes ayant participé au début du projet, tous motivés par l’avancée de leurs créations, ainsi qu’une autre moitié de jeunes pouvant apporter un point de vue novateur. Tout cela dans une même optique d’amélioration des relations entre jeunes et policiers, ces derniers étant également présents à l’instar des policiers de la mission de prévention du quartier de Belleville.

Les règles des jeux ont ainsi pu être affinées, les plateaux améliorés, les jeunes ont pu redessiner des cartes et en ont rajoutées.

Enfin, nos jeunes ont fait tester les prototypes à leurs camarades du collège Besson sur plusieurs temps ludothèque du midi avec l’Action Collégiens.

A la fin de ces améliorations, les jeux semblaient prêts : règles fixées, plateaux et cartes dessinés par les jeunes… Mais c’était sans oublier la patte de notre graphiste Annabelle !

Nous avons donc envoyé les jeux (presque) parfaits à la graphiste afin de les épurer. Le rendu est formidable ! Tout en conservant l’originalité des jeunes à travers leurs dessins des plateaux et des cartes, ceux-là deviennent plus plaisants à l’aide de couleurs vives, modernes tout en restant simples et ludiques.

C’est bien beau d’avoir un jeu attractif, mais encore faudrait-il pouvoir le manier, y jouer matériellement parlant. Nous avons donc confié le travail à un plasticien qui nous a envoyé les boites de jeu finalisés.

 

 

Afin d’animer avec nos boites neuves, nous avons recontacté les jeunes créateurs. Ces derniers répondirent présent à notre appel. Nous leur présentons les produits finis. Nos jeunes créateurs demeurent muets de surprise ! Puis c’est parti pour tester nos divertissements ! En effet, quoi de mieux que de faire animer des jeunes par d’autres jeunes ? C’est une réussite : bonne ambiance, rires mais surtout débats et découvertes sont au rendez-vous ! C’est ça la magie de ces jeux : apprendre en s’amusant.

C’est ainsi que les jeunes ont animés leurs créations sur la fête de quartier de la place Alphonse Allais en juin et lors de journées VVV Police à Champigny sur Marne et à Paris 12ème. Grâce à la présence d’un policier créateur  (Gaétan ALIBERT), au cassage des clichés et à l’apport de connaissances, les jeunes ont mieux compris le véritable profil des policiers. Lorsque les animations étaient terminées, les jeunes voulaient même continuer. D’une part, les jeunes étaient calmes et à l’écoute, d’autre part, ils étaient passionnés : ils ont « surkiffé » selon la responsable d’un des centres VVV.

Après avoir pu constater des résultats plus que positifs des jeux « Jeunes et Police », vous aurez sûrement l’envie de les essayer à votre tour ! Eh bien, vous le pouvez en allant sur notre site web pour les télécharger et les utiliser en licence créative Common.

Mais Ludomonde vise toujours plus haut ! A la Toussaint 2017, nos jeunes collégiens vont contribuer à la création d’un nouveau jeu « Jeunes et Police » qui viendra ainsi enrichir notre malle pédagogique !

Ils visiteront avant l’atelier un commissariat et cette fois ci un illustrateur de BD sera avec eux sur l’atelier afin de renforcer la qualité de leurs illustrations !

Vous pouvez fabriquer le jeu en téléchargeant les fichiers s ci-dessous :

 Si  vous souhaitez acheter une boite finalisée ou  mener une expérience d’atelier dans votre ville, structure ou votre entreprise, contactez-nous au bureau de Ludomonde afin de nous en parler ! tél : 01 77 10 43 94 www.ludomonde.coop

Nous tenons à remercier pour leur accueil et leur soutien les partenaires de ce projet : M.Ait BOUALI principal du collège BESSON, Marielle LAVEUR de l’Action Collégiens, Stéphanie HACQUIER de la Maison du Bas Belleville, le gardien de la paix ALIBERT et les membres de la mission de prévention et de communication du 20éme, notre Game designer Pierre-Yves MARTIN (Pym) notre graphiste Annabelle (Les pirates de l’art) et bien sur les jeunes créateurs des jeux : Abdou, Abdoul raouf,  Ariane, Awa, Dayna, Floriane, Jacinto,  Khady, Kenza, Laurent, Mahamadou, Mégane,  Mohamed-Amine, Oussama, Rani, Raphaël, Sallyanne,  Sathi, Sarah-Beyoncé,  Tata, Wasee.

Nous remercions également les financeurs : le comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation, le CGET et l’ACSE.

 

Article réalisé par Charles Mathé 17 ans, bénévole et Stéphane CLOUX, directeur de LUDOMONDE.

Ateliers création de jeux sur le thème de « la Famille »

Ateliers création de jeux sur le thème de « la Famille »

Entre septembre 2015 et juillet 2016 a eu lieu un cycle de création de jeux de société organisé par LUDOMONDE sur le thème de « La Famille ». Notre créateur de jeu « Game designer » Aurélien est intervenu dans quatre centres socioculturels de Seine St Denis (93) afin d’initier un public intergénérationnel à la création de jeux.

Ces ateliers avaient un double objectif :

  • Faire vivre un moment privilégié à un public intergénérationnel, à la fois en terme de loisirs mais également à un niveau plus théorique s’interroger sur nos modèles de familles modernes.
  • Créer des outils ludiques permettant de recenser les aides institutionnelles disponibles aux familles (aides CAF et services des centres sociaux

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Sur chaque centre, 4 demi-journées ont été organisées avec environ une dizaine de personnes par ateliers. Des enfants de 6 à 15 ans et quelques adultes ont pu ensemble créer 7 prototypes de jeux de société.

La démarche de l’atelier se voulait à la fois ludique et constructive : les participants ont joués, découvert la méthode pour créer puis ils ont choisis leurs thèmes de manière plus précise et leurs mécaniques ludiques. Ils ont ensuite pu tester, ajuster et construire leurs jeux.

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Voici quelques exemples de jeux créés :

« Le chemin du Bonheur » : Dans ce jeu de parcours il faut être le premier à atteindre la case arrivée. Le parcours est semé de cartes quizz à contenu thématique « famille » et si on y répond correctement cela permet de gagner des cœurs utilisables pour avoir divers avantages en jeu.

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« Départ en folie » : Dans ce jeu le but est d’avoir fini de faire sa valise en premier pour le départ en vacances. C’est un jeu de hasard où l’on ramasse petit à petit ce qui est nécessaire à notre voyage. Ce jeu pourra être support au temps de sensibilisation des centres sociaux sur la préparation des temps de vacances, une aide pour réaliser les trousseaux, pour les familles dont le concept de « vacances » est culturellement éloigné ou inconnu.

Ludomonde repart sur un nouveau cycle d’ateliers avec 4 centres sociaux de septembre à Décembre 2016 sur un nouveau thème: « Le vivre ensemble »

 

Les centre sociaux du 93 ayant participés aux ateliers sont : l’Association pavillonnaise pour la jeunesse et la culture (Les Pavillons sous Bois), les centres sociaux de l’Orange Bleue et de la Dhuys (Clichy sous Bois) et le centre social Berty Albrecht (Aubervilliers).

Atelier création de jeux « Jeunes et police »

Atelier création de jeux « Jeunes et police »

Fin de l’année 2015, nous avons sollicité un financement de la politique de la ville afin de mener un projet de prévention avec des adolescents : améliorer les relations entre les jeunes et la police via le jeu ! Ce défi fut lancé via l’idée d’un atelier création de jeu de société de 2 journées entre les jeunes et la police sur le thème… « Jeunes et police » !

Octobre 2014, c’est parti pour la sensibilisation, nous mobilisons les partenaires sociaux-culturels du quartier et nous investissons le collège Besson sur le temps ludothèque de l’Action Collègiens afin de rencontrer les jeunes et de leur parler du projet…

Les jeunes sont plutôt motivés (ceux qui ne partent pas en vacances…) et les pré-inscriptions s’accumulent petit à petit. Nous ne faisons cependant pas de plan sur la comète, connaissant la versatilité des adolescents et les dynamiques de groupe changeantes. Pour nous appuyer dans nos pré-inscriptions, deux centres sociaux de Belleville nous aident. Au final nous récoltons une bonne trentaine de préinscription pour un atelier prévue pour 15 jeunes maximums.

Nos 15 jeunes sont inscrits pour les vacances de la Toussaint, nous avons rencontré le Brigadier Alibert, responsable de la mission de prévention et de communication du 20ème et notre créateur de jeu Game designer PYM est comme toujours motivé à block.

Cependant quelques doutes persistent…l’alchimie va-t-elle prendre ?

27 octobre 2015, c’est le jour J, le centre social Maison du Bas Belleville nous accueille dans une de leurs salles de formation : 15 jeunes silencieux (au début comme toujours !), 3 policiers et 2 éducateurs écoutent révérencieusement notre Game designer présenter l’atelier, mais est-ce politesse ou intérêt ?

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Notre parti pris est de demander à ce que dans les jeux créé il y ait des mécaniques de coopération. Notre Game designer présente donc quelques jeux puis décide de lancer des parties de jeu entre jeunes et adultes afin de se familiariser avec les mécaniques ludiques.

Première création de groupes de jeux, adultes et jeunes mélangés, ouf c’est parti, ça joue ! La grande force du jeu, c’est alors qu’elle abolit les hiérarchies, on est ici tous égaux devant la même règle et on doit se serrer les coudes pour gagner contre le jeu…On se parle, on échange, on essaye de se persuader et on est joyeux ensemble quand on réussit un beau coup ! C’est bon la dynamique semble lancée.

On enchaine sur un moment de détente et de plaisir partagé à la Brasserie du coin : La cantine de Belleville. Surprise pour certains adultes de voir que certains jeunes vont au restaurant pour la première fois…mais surtout échanges et découverte du monde de chacun…

L’après-midi on fait la première étape de la phase créative : trouver le thème précis des jeux. Trois jeux vont être créés par 3 groupes différents. Chaque groupe comprend 5 jeunes et un policier qui échangent sur une thématique jeune et police qui les intéresse puis part sur une vague idée de jeu.

La seconde journée va concrétiser la création des jeux : les groupes vont associer des mécaniques de jeux à leurs sujets, tester leurs idées, les ajuster puis créer leur règle de jeu et leur matériel !

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On se retrouve ainsi en fin de journée avec 3 prototypes de jeu :

Un jeu de connaissance sur la loi et son rapport aux mineurs, parents et interpellations : les joueurs tombent sur des cases questions et doivent trouver la bonne réponse entre trois propositions.

 

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Un jeu sur les contrôles de police : Une équipe doit inventer, à l’aide de cartes, des contrôles de police et l’autre équipe doit en discuter afin de dire ce qui selon elle n’allait pas dans ce contrôle, elle doit réinventer une histoire crédible et légale.

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Un jeu sur les représentations et les idées des uns et des autres : une équipe pioche une carte image sur laquelle une scène est représentée, elle doit deviner de quoi il est sujet et quels sont les enjeux de la situation, une discussion peut s’ensuivre.

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Témoignage de Floriane (12 ans) qui a participé à l’atelier :

« C’était bien de parler avec les policiers pour savoir ce qu’il se passe avec les jeunes qu’ils rencontrent, dés fois on juge mal les policiers et on les comprend pas très bien et eux aussi nous comprennent pas très bien, là on a pu mieux se connaitre. Mon moment préféré de l’atelier c’était faire le jeu et y jouer. J’aimerais continuer à améliorer les jeux que l’on a fait et le refaire avec les policiers qui étaient sympas. »

Le mardi 15 décembre 2015, les jeunes et les policiers ont présentés leurs prototypes de jeux aux autres collégiens et à la principale adjointe sur le collège Besson. Ils sont motivés pour continuer à améliorer les jeux, affaire à suivre…

Nous tenons à remercier pour leur accueil et leur soutien les partenaires de ce projet : M.Ait BOUALI principal du collège BESSON, Marielle LAVEUR de l’Action Collégiens, Claire LUSSIAA-BERDOU de la Maison du Bas Belleville, Mehdi KHELFI du centre social Belleville, le brigadier ALIBERT et les membres de la mission de prévention et de communication du 20éme.

Vous souhaitez mener une expérience d’atelier sur votre ville ? Contactez-nous au bureau de Ludomonde afin de nous parler de vos projets ! tél : 01 77 10 43 94

Ludomonde au Dernier Bar avant la fin du Monde

Ludomonde au Dernier Bar avant la fin du Monde

Le dernier bar avant la fin du monde se trouve à Chatelet. C’est un excellent endroit pour les amoureux de l’univers geek en tout genre ! L’ambiance drôle et décontractée fait de ce bar de 3 étages  un lieu incontournable et original. Des jeux de société sont en libre accès au rez-de-chaussée. Des évènements sont régulièrement organisés comme des soirées à thèmes, des soirées blindtest.. et des soirées jeux ainmées par Ludomonde ! Dernier-bar-photo

Environ une fois par mois, Ludomonde anime une soirée jeux au Dernier Bar avant la fin du Monde. Ludomonde propose divers jeux de société, dans une salle ouverte à tous ! Un ou plusieurs animateurs sont là pour accompagner le public dans la découverte de jeux, et assurer le bon déroulement de cette soirée conviviale.

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Le jeudi 9 Juillet 2015, Bruno Faidutti, auteur de jeux et créateur du célèbre jeu Citadelles, était présent à la soirée. Ce fut l’occasion pour Ludomonde de discuter avec lui !

Pouvez vous me présenter un jeu que vous voudriez mettre en avant ?

J’ai 4 jeux qui vont sortir bientôt. Mais je vais vous présenter Warehouse 51. C’est un jeu d’enchères qui se passe en 2038. Le gouvernement Américain est en faillite et décide de vendre son stock d’artefacts accumulé pendant la guerre froide, dans  un entrepôt secret. Et un bon nombre de milliardaires  (les joueurs) Brésiliens, Russes, Chinois  les achètent aux enchères. Ces objets ont des pouvoirs magiques, favorables ou défavorables pour les joueurs. C’est ce qui en fait un jeu d’enchères très dynamique. En France, c’est Funforge qui édite ce jeu, et aux Etats-Unis, c’est Passeport. Le jeu sera surement prêt en aout ou en septembre. Le jeu a été réalisé avec deux auteurs brésiliens, en discutant via Skype ou par email en comparant nos versions.

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Comment cette passion pour les jeux de société vous est elle venue ?

Je crois que j’ai toujours été joueur. En fait je pense être quelqu’un de très angoissé. Un angoisse politique, métaphysique, avec des interrogations sur le monde, sur là ou on va… Et le jeu est un moyen de se reposer : être, pour un moment, dans un monde dont on connait les règles. Quelque chose qui n’est pas trop compliqué, et surtout : qu’on maîtrise. Je crois que c’est ça que j’aime dans le jeu, alors quand on crée des jeux, on est effectivement  le maître de ce petit monde, on décide des règles !

Que pouvez-vous me dire sur votre premier jeu ?

C’était il y a très longtemps ! Mon premier jeu a été publié en 1984. Il s’appelait Baston et il s’agissait d’une bagarre entre  une bande de loubards dans un troquet. C’est un jeu  qui ne pourrait pas sortir aujourd’hui ! Il y avait des jetons avec  des chaînes de vélo, des rasoirs, pour se battre contre ses adversaires. Mais c’était un jeu très amusant !

En  quoi c’est intéressant pour vous de venir à cette soirée organisée par Ludomonde ?

Je viens souvent au dernier bar avant la fin du monde car Cédric, le patron, est un ami. J’aime venir pour être avec des amis, boire des cocktails que j’aime bien, ou simplement lire un bon livre. Je ne viens pas nécessairement pour jouer ! Mais j’ai toujours un ou deux prototypes de jeu dans mon sac.  Ce soir, avec cette soirée jeu organisée par Ludomonde, c’était l’occasion pour moi de venir faire essayer des prototypes que j’avais avec moi, avec un public différent de mes amis joueurs habituels. Ce qui permet d’améliorer un jeu, ce sont les retours du public ! Je retiens ce que les gens me disent pour faire des modifications.

Vous êtes professeur d’économie au lycée, et je voulais savoir dans quelle mesure vous combinez votre profession et votre passion.

Ce sont deux domaines qui s’ignorent totalement. Ce sont deux casses-tête que je ne mélange pas. Très sincèrement, je suis très hostile à l’idée du jeu éducatif, c’est quelque chose qui me hérisse. Je pense que ce qui fait la noblesse du jeu, c’est que ce ne sert a rien ! Donc je n’aime pas l’idée du jeu qui est là pour apprendre. Ce sont deux domaines tellement différents. Je pense que j’ai toujours été quelqu’un qui aime toucher à tout. Un peu schizophrène intellectuellement ! Mais sans forcément tout mélanger. Je sus historien mais je ne fais pas de jeux historiques. Je suis économiste mais je ne fais pas de jeux économiques. Je fais des jeux, tout simplement !

Prochaine date des animations ludomonde au Dernier bar:

Mardi 8 septembre 2015 20h-23h30

Sites web:

http://www.dernierbar.com/

http://faidutti.com/blog/

Ludomonde à la course de  baignoires de l’Ourcq

Ludomonde à la course de baignoires de l’Ourcq

 LES BAIGNOIRES DE L’OURCQ

Le dimanche 5 juillet, Ludomonde a proposé diverses animations à la course de baignoires de l’Ourcq, organisée par l’APJC. Habitants, commerçants et associations ont pu se disputer la victoire, à bord de leurs étonnantes baignoires flottantes. Ambiance décontractée et conviviale assurée !

  

La restauration et les animations sont le long du canal. Ludomonde a divertit petits et grands avec ses jeux surdimensionnés en bois : stratégie, adresse, intuition.

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Et pour les tout petits, Ludomonde a proposé des jeux de construction et d’assemblage.

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Cette année, Ludomonde s’est aussi entouré d’une échassière-bulleuse et d’un jongleur-sculpteur de ballons.

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Sébastien est bénévole à l’APJC et occupe le poste de vice-président. Il répond  à nos questions.

D’où est venue l’idée de la course de baignoires ?

En 2009, à l’invitation de ma famille, j’ai été spectateur d’une course de baignoires flottantes sur un bras de l’Oise, qui a lieu traditionnellement au mois de juin dans un village du Val d’Oise depuis de nombreuses années. Cette idée originale et très conviviale m’a beaucoup plu et immédiatement j’ai proposé à l’APJC de faire, elle aussi, ce type d’événement sur le canal de l’Ourcq. Cette proposition a d’autant plus séduit l’association qu’elle cherchait depuis longtemps à organiser des manifestations dans ce quartier des Pavillons-sous-Bois où l’offre de loisirs et de moments festifs est pauvre.

Dès l’été suivant (juin 2010), nous avons organisé notre première édition des « Baignoires de l’Ourcq ».

Au début, nous organisions nous-même, en parallèle de la course de baignoires flottantes, des animations de type kermesse. Ce n’est qu’en 2012 que nous avons fait appel à Ludomonde pour des animations avec des jeux surdimensionnés en bois. La collaboration entre l’APJC et Ludomonde pour les « baignoires de l’Ourcq » dure donc depuis quatre ans.

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Avez-vous des envies particulières pour les manifestations des prochaines années ?

Pour la première fois cette année, Ludomonde a enrichi son animation de la présence d’une échassière – bulleuse et d’un jongleur – sculpteur de ballons. Nous avons beaucoup apprécié leur présence qui a eu également l’air de beaucoup plaire aux enfants. Peut-être envisagerons-nous avec Ludomonde, la saison prochaine, d’étoffer ce type de prestations.

En quoi tirez-vous une plus-value de la prestation de Ludomonde ?

Le savoir-faire de Ludomonde est très appréciable. En fonction de notre événement, Ludomonde a su nous conseiller sur les jeux à proposer et ses animations permettent toujours aux participants de s’approprier rapidement les règles pour profiter pleinement tout de suite des jeux. Ces qualités rendent « les Baignoires de l’Ourcq » encore plus conviviales.

Quelles sont les autres actions ou prestations faites avec Ludomonde ?

Ludomonde est également intervenue à plusieurs reprises dans notre association en qualité de formateur. En effet, l’APJC offre un espace ludique à ses adhérents (le Bar’Ouf) où des jeux de société sont à leur disposition. Nous avons souhaité que les animateurs de l’APJC puissent « mettre en jeu » rapidement les adhérents qui souhaitent passer un bon moment ludique dans cet espace, autour d’un jeu de société.

Ludomonde a donc formé nos animateurs mais aussi donné des conseils sur l’aménagement du Bar’Ouf pour qu’il soit le plus pratique possible et sur notre façon de sans cesse renouveler notre offre de jeux de société à nos adhérents. 

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Atelier de création de jeu Egalité filles-garçons

Atelier de création de jeu Egalité filles-garçons

Atelier création de jeux sur l’égalité fille/garçon

Stéphane Cloux, coordinateur de Ludomonde, nous explique le concept des ateliers création de jeux :

« Notre coopérative a développé un secteur création de jeux depuis 1 an car nous avons en notre sein deux gamedesigner. Nous travaillons nous même sur des jeux de société dans le but de les commercialiser. Par ailleurs nous accompagnons les professionnels lorsque ceux-ci veulent utiliser le jeu pour faire passer un message, comme sur l’égalité filles/garçons ou le développement durable. »

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Nous pouvons proposer deux services :

– Mener un atelier création de jeux : Avec nos gamedesigner formateurs, nous accompagnons un groupe d’enfants ou d’adultes à créer un jeu de société abouti. Ils commencent par modifier un jeu déjà existant pour comprendre l’idée de mécanique ludique, puis nous les accompagnons sur la création de leur jeu à partir de la thématique souhaitée. Des messages voulant être véhiculés vont découler des mécaniques et le jeu sera également support de contenus. Nous les aidons à trouver un bon équilibre entre le purement ludique et le message à faire passer. Une fois les tests et les ajustements faits, nous fabriquons un prototype avec du papier et des crayons. Le jeu peut ensuite être finalisé de différentes manières : on peut le mettre en version PDF imprimable sur un site web et le partager sous licence Créative Commun, mais nous pouvons aussi vous proposer des boites de jeux « pro » en quantité limitée de 1 à 50 boites voir plus.

– Former à la création de jeux: il s’agit sur un ou deux jours de donner aux professionnels une méthode afin qu’eux même puissent créer des jeux intéressants avec les enfants ou des adultes. Nous leurs apprenons à analyser un jeu, à identifier les mécaniques ludiques de base et à faire un jeu plus élaboré que le traditionnel quizz ou jeu de l’oie. »

Pendant les vacances d’avril, Ludomonde a organisé un atelier de création de jeux de société avec les enfants des écoles Lasalle et Rampal, et le centre socioculturel Belleville.  Tout en s’amusant, Ludomonde a proposé la conception d’un jeu favorisant la mixité et luttant  contre les stéréotypes. Les enfants se sont réunis autour de ce projet, accompagnés et encadrés  par Pierre-Yves Martin, Game Designer, et Stéphane Cloux, coordinateur de Ludomonde.

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Le programme était sur cinq jours. Le premier jour les  enfants ont joué à des jeux. Ils ont ensuite modifié les règles du Jungle Speed le jour suivant,  afin d’appréhender la création de jeux. Ensuite, place à la réflexion autour des stéréotypes, de l’égalité fille/garçon et du jeu qu’il faut concevoir ! Le jeudi les enfants ont fabriqué leur jeu qu’ils ont nommé le Mix un Max. Le vendredi, les enfants ont pu présenter leur réalisation à leurs camarades du centre de loisirs, avec  qui ils ont joué. Le jeu mélange les clichés sexistes pour mieux les déconstruire. Il consiste à faire deviner un personnage constitué de 3 éléments tirés dans 3 tas de cartes différents : « fille ou garçon », « vêtements », et « action ». Ainsi les diverses combinaisons peuvent les amener à dessiner ou à mimer un homme préhistorique qui regarde Violetta, une femme militaire jouant à un jeu  vidéo.. Le jeu s’avérant plus intéressant en équipe pour former des groupes mixtes.

Pierre-yves Martin est l’intervenant principal de l’atelier. Nous l’avons interrogé à propos de cet atelier. Il est créateur de jeux (jeux de société, jeux vidéo, grands jeux d’animation) depuis plus de 10 ans, il a travaillé dans plusieurs sociétés et associations intervenant dans le domaine du jeu (Orange games, Infogramme Atari, Underconstruction, Aux 1000 lieux). Depuis 3 ans, il accompagne les professionnels dans la création de jeux et produit une vingtaine de jeux par an.  Il est coopérateur de la scic Ludomonde.

Les jeux de société reproduisent-ils les stéréotypes de genre ?

« Beaucoup de jeux reproduisent les stéréotypes filles-garçons, non pas dans leur mécanique, mais dans leur habillage. Les créateurs mettent rarement des clichés, mais les éditeurs, oui, pour vendre le mieux possible. Si c’est un jeu sur l’affrontement, ils vont le rendre très guerrier et il ne comportera que des personnages masculins, exceptionnellement des amazones. Quelques-uns évitent néanmoins ce travers, comme Small World, dans lequel des tribus se combattent : dans la dernière édition, il y a autant de personnages féminins que masculins. »

Y a-t-il eu une évolution ?

« Comme les jeux modernes se sont surtout développés dans les années 1980-1990 en Allemagne, un pays où les femmes travaillaient très peu et s’occupaient surtout des enfants, ils n’avaient aucun problème à reproduire les stéréotypes. les Etats-Unis sont l’autre grand fournisseur de jeux, là où il y avait systématiquement le standard de la famille américaine, maman à la maison, papa au travail en costume, une fille, un garçon et un bébé toujours asexué. Il ne faut jamais regarder en détail un plateau de La bonne paye par exemple. Début 2000, la diffusion s’est élargie à la Suisse, la France et la Belgique notamment et ça a évolué positivement. »

Qui sont les créateurs de jeux ?

« Majoritairement, ce sont des hommes qui les créent, parce que petits, les garçons jouaient davantage aux jeux de société plus adapté à leur genre. Mais de plus en plus de filles jouent, certaines d’entre elles deviendront certainement créatrices.. »

Et les jeux vidéos ?

« Il y a très peu de femmes dans le jeu vidéo. Pendant très longtemps, c’était vu comme un jeu de garçons, on ne citera jamais suffisamment la Game Boy. Il n’y a jamais eu de Game Girl. Ca a un peu changé, mais on revient au problème qu’il n’y a toujours que des hommes pour fabriquer ces jeux, surtout pour le grand public. Côté jeux vidéo indépendants, c’est moins vrai. Dans Octodad par exemple, tu es un poulpe père au foyer qui se fait passer pour un être humain. Tu dois tondre la pelouse, faire à manger, préparer le biberon du bébé sans te faire remarquer et sans que des objets ne collent à tes tentacules; Ta femme travaille pendant ce temps là. »

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Maya, coordinatrice au centre socioculturel  Belleville, a participé à la semaine avec Ludomonde.

Bonjour Maya, pouvez-vous nous dire comment le projet est né ?

« Depuis la rentrée 2014, un groupe de parents mène un projet participatif autour de la promotion de l’égalité fille/garçon dans l’éducation et dans la vie quotidienne. On avait donc décidé de réaliser un projet, en plus de ce travail de fond. Le groupe de parents s’est élargi aux centres d’animations.

Le projet a plusieurs  objectifs principaux. Le premier concerne la sensibilisation à l’égalité fille/garçon dans l’éducation. Il s’agit d’envisager cette thématique dans toute sa complexité, en rapport avec les activités pratiquées avec les enfants. Enfin, il s’agit de mener des actions dans la communauté éducative, en diffusant des informations et en proposant des temps de rencontre, en faisant connaitre des outils, et éventuellement d’en créer !

Après cette réflexion, nous nous sommes dit qu’il fallait créer un outil ludique sur l’égalité fille/garçon. Comme les enfants sont joueurs et que certains parents aussi, nous avons pensé à quelque chose autour du jeu. On a répondu à un appel à projet sur l’égalité homme/femme de la région Ile  de France. La Caf de Paris soutient également ce projet.  Comme nous avons un partenariat avec Ludomonde (nous sommes coopérateurs dans le collège bénéficiaire), nous avons pensé à eux pour participer à ce projet de création de jeu autour de cette problématique de l’égalité. Pour étendre le projet à la taille du quartier, nous avons proposé au centre de loisirs des écoles  Lasalle et Rampal de participer, en sachant qu’ils sont partis prenante sur la question de l’égalité.

Pendant une semaine durant les vacances d’avril, nous avons  donc proposé un stage de création de jeu égalité fille/garçon, se nommant Tous égaux devant le jeu.

Avant le démarrage de l’atelier, les parents ont rencontré Stéphane CLOUX et Pym, pour qu’on puisse définir ensemble les objectifs de l’atelier, quelle méthodologie convenait. Il y a eu un vrai échange avec les parents en amont. »

Qu’avez-vous pensé du déroulement de la semaine ?

« C’est la première fois que j’assistais à un atelier de création de jeux. Pour nous ce qui était important, c’était d’associer des parents, des enfants, et des animateurs : c’était intergénérationnel. Les ateliers se déroulaient au centre socioculturel Belleville, ce choix de lieu n’était pas anodin : il a permis aux enfants de sortir du cadre des écoles et pour certains de découvrir un nouvel espace  d’animation dans le quartier. C’est important car nous proposons une ludothèque aux familles le samedi après-midi durant l’année scolaire.    Les enfants sont au centre de la création, mais les parents soutiennent cette démarche. Le programme de la semaine était équilibré. Tout s’est déroulé de manière très naturelle lorsque que les enfants sont passés à l’étape création. Nous avions  échangé avec eux d’une part sur l’égalité fille/garçon, et d’autre part sur l’aspect théorique de la création de jeu. Puis  ils ont émis des propositions très spontanées !

Le jeu que nous avons créé montre aux enfants qu’ils sont l’objet de représentations et de clichés, pour mieux les dépasser. »

Le jeu a ensuite été présenté à un groupe d’enfants de l’école Lasalle, qui n’avaient pas participé au projet afin de le tester. On s’est rendu compte que c’était un jeu très plaisant auquel les enfants ont adhéré ! L’objectif d’un jeu ludique qui questionne les préjugés a été atteint. C’est un atelier qui mériterait d’être reproduit, peut-être de manière plus espacée dans l’année pour apporter aux enfants plus d’éléments de réflexion.

C’était un projet collectif autour d’un thème dont tout le monde doit se saisir. Cela montre aux enfants que l’égalité filles/garçons est quelque chose de quotidien, dont on ne discute pas juste une seule fois dans l’année. C’est un projet très enrichissant pour tout le monde.

Pour l’instant le projet n’est pas fini : il a été présenté à l’école, et nous avons continué notre réflexion pour répondre aux objectifs de départ. Le but final est de faire éditer notre jeu. »

Que pensez-vous de la manière de travailler de Stéphane et Pym ?

« J’ai beaucoup aimé la méthodologie qui a très bien fonctionné, malgré  les différences d’âge entre les enfants. L’organisation de la semaine, l’alternance entre la théorie et la pratique était bien pensée. Et c’est un projet facilement réalisable car il ne faut pas beaucoup de matériel. Il suffit d’avoir des animateurs professionnels et des enfants motivés ! Ils savent aussi très bien s’adapter face à  certaines modifications. Des enfants de CP qui n’étaient pas prévus dans le groupe sont venus.  »

Que pensez-vous de l’accompagnement de Ludomonde à travers votre coopération ?

« C’est un accompagnement qui permet de répondre à des questions qui peuvent se poser dans différents secteurs : l’aménagement d’un espace petite enfance, la mise en place d’une ludothèque pour les plus grands. J’apprécie leurs compétences multiples qui font que nous sommes complémentaires. Ils nous ont donné une formation plus large sur le jeu ! Avec Ludomonde, chacun a pu développer une réflexion sur le jeu comme outil d’animation. »

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LUDOMONDE ÉTAIT À PARIS EST LUDIQUE 2015

LUDOMONDE ÉTAIT À PARIS EST LUDIQUE 2015

IMG_0220Le week end du 13 et 14 juin, Ludomonde était présent au festival Paris est Ludique ! Deux jours pour découvrir l’univers des jeux de société modernes sur plus d’un hectare en plein air. Les éditeurs, auteurs, bénévoles, et associations se sont réunis pour plonger les visiteurs dans le monde du jeu. Merci aux bénévoles : Mathieu, LoÏs, Régis, Sofiane, Daniel, Alice et Antonin 

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MIKE, UN DES ORGANISATEURS DE PARIS A LUDIQUE A REPONDU A NOS QUESTIONS !

Depuis combien de temps organisez vous Paris est Ludique et comment l’idée vous est venue ?

C’est la 5eme édition cette année ! L’idée nous est venue car nous organisions des Dimanches Ludiques dans des restaurants une fois par mois avec notre association Les Brunchs du Clube, et cela nous plaisait de créer ces évènements ludiques. On a voulu organiser cela en plus grand. La première édition du festival a accueilli 2000 visiteurs. D’années en années, le festival a grandi d’environ 2000 visiteurs.

Comment mettez-vous en place le festival, qui contactez vous ?

On connaissait pas mal d’éditeurs, notamment grâce aux Dimanches Ludiques. Certains sont de très bonnes connaissances, que nous avons consultées avant de se lancer dans l’aventure. Ils nous ont dit comment ils imaginaient le festival, et nous ont donné de précieux conseils, notamment Cocktail Games et days of Wonder. L’idée de base était que les stands soient pris en main par les éditeurs. Tout le matériel est sur place, et les éditeurs viennent avec leurs jeux et leurs animateurs. On tenait à ce qu’ils viennent en personne, pour créer un vrai échange  entre les auteurs, les joueurs, et les éditeurs. D’autre part, la première année nous n’étions que 20 bénévoles, ce qui  était trop peu pour animer des jeux pour 2000 visiteurs. Le fait que les éditeurs s’occupent de l’animation de leur stand était une nécessité. C’est d’ailleurs un point fort du festival : que tous les éditeurs viennent en personne.

J’ai remarqué un grand stand prototype, est-ce quelque chose de nouveau au festival ?

Le stand prototype n’est pas nouveau car il est la depuis le début, mais il a pris beaucoup d’ampleur au fil des années. Au début c’était un petit espace ou les éditeurs pouvaient venir avec un prototype. Aujourd’hui, c’est un grand stand et il y a une sélection parmi les prototypes, car les éditeurs sont nombreux à vouloir les faire tester et on ne peut pas accueillir tout le monde, et cela évite les jeux trop mauvais. On a aussi instaurer le Prix Paris est Ludique, élu par le jury (le public !), qui votent pour leur jeu préféré parmi les prototypes.

Vous faites aussi venir des associations telles que Ludomonde. En quoi cela est-il intéressant pour le festival ?

C’est quelque chose de nouveau ! Avant, les associations devaient payer leur place pour exposer dans le festival. Mais en tant qu’ancienne association, nous savons que d’un point de vue financier c’est assez difficile. Petit à petit, on a trouvé un moyen   d’incorporer les associations à Paris est Ludique. Pour nous, c’est important d’introduire la vie associative ludique  dans le monde du jeu. Il est donc vital de leur donner un espace, pour qu’elles puissent s’exprimer, et montrer toutes les palettes du monde du jeu.

NOUS AVONS AUSSI PU DISCUTER AVEC 4 ÉDITEURS !

Antoine de Days of Wonder 

Bonjour Antoine, tu travaille a Days of Wonder depuis 7 ans, ya-t-il un jeu phare que tu voudrais mettre en avant aujourd’hui ?

Bonjour ! Le jeu qu’on veut mettre en avant est les Aventuriers du Rail sorti en 2004 et a eu beaucoup de succès. On a vendu plus de 3 millions d’exemplaires ! C’est un jeu familial qui a connu plusieurs extensions. C’est une bonne introduction au jeu de société, une bonne passerelle pour connaitre l’univers du jeu. La première version portait sur les Etats Unis, la seconde sur l’Europe, puis on a crée celui sur l’Allemagne, sur l’Asie.. Plusieurs parties du monde ont leur version du jeu !

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Un petit mot sur le festival Paris est Ludique ?

Cela fait plusieurs fois que je viens au festival, c’est un moment très agréable, convivial.. Il a la particularité d’être en plein air. Cela nous permet de rencontrer le public, de voir les gens jouer, leur donner des conseils, et surtout de faire vivre les jeux ! Car ce qui est bien pour un éditeur, c’est de voir les gens s’amuser : c’est une belle récompense !

En tant qu’éditeur, quel est l’intérêt de faire des partenariats avec des associations comme Ludomonde ?

L’avantage de travailler avec des associations, c’est que cela nous donne de la visibilité. Cela permet à certains jeux d’être plus connus, de fédérer une communauté autour d’eux. C’est presque comme un réseau de distribution, car cela accroît la popularité d’un jeu.

Yann de Matagot

Bonjour Yann, tu es éditeur chez Matagot, ya-t-il un jeu phare que tu voudrais mettre en avant aujourd’hui ?

Je vais parler de Barony ! C’est un jeu qui est sortit il y a deux jours en boutique, il est très récent. C’est un jeu de placements et de blocages, le but est de récolter des ressources pour acheter des titres de noblesses pour avoir des points de victoire. On attend un grand succès pour ce jeu ! L’auteur du jeu est Marc André, très en vogue en ce moment. Hier on avait mis 3 tables du jeu pour le public, et aujourd’hui 6 car il a beaucoup plu ! Les gens l’apprécient.

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En tant qu’éditeur, quel est l’intérêt de faire des partenariats avec des associations comme Ludomonde ?

Les associations font découvrir des jeux, ce qui incite les achats. C’est un travail que nous n’avons pas forcément le temps de faire quand on édite les jeux. On ne peut pas faire de petits événements comme font les associations. Elles sont un relais pour faire découvrir les jeux !

Un petit mot sur le festival Paris est Ludique ?

C’est LE salon Parisien du jeu de société. Chaque année il est de plus en plus grand. C’est une date qui devient importante dans le calendrier d’un éditeur. De plus en plus de jeux sortent justement pour Paris est Ludique car le public est large, comme Barony.

Doria de Funforge

Bonjour Doria, tu travaille chez Funforge, ya-t-il un jeu phare que tu voudrais mettre en avant aujourd’hui ?

Je vais te présenter Tokaido, un jeu d’Antoine Bauza illustré par NaÏade, sortit en 2012. les joueurs incarnent des voyageurs, qui cheminent le long de la route du Tokaido, très connue au Japon. La route est parsemée de stations, dans lesquelles ils vont s’arrêter, pour récolter des souvenirs, de la nourriture, visiter des sources chaudes, etc.. Le but du jeu est de faire le voyage le plus riche, donc de s’arrêter dans un maximum de stations et de récupérer un maximum de choses pour avoir le plus de points de voyage. C’est un jeu qui a très bien marché auprès du grand public, notamment grâce au thème et à l’auteur, très connu. Le design graphique est aussi très coloré, épuré, très beau, et cela a bien plu ! C’est un jeu qui attire rien qu’avec la couverture. Et quand les gens l’essaient, ils aiment très vite. Il a très bien marché aux Etats-Unis aussi. Il est traduit dans une dizaine de langues.

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En tant qu’éditeur, quel est l’intérêt de faire des partenariats avec des associations comme Ludomonde ?

Il y a plusieurs avantages. Déjà cela crée du contact avec les joueurs. Faire des partenariats avec des associations nous permet de connaitre les avis des joueurs sur les jeux, de toucher un maximum de personnes, et de proposer notre jeu dans des contextes différents. Il y a un grand rapprochement avec le public.

Comment les auteurs vous présentent-ils leurs projets ?

Les auteurs nous envoient par exemple des prototypes ou juste des règles. On lie, on teste.. Si le projet correspond à notre ligne éditoriale et nous parait intéressant, on va commencer à travailler avec l’auteur sur le développement du jeu. On marche beaucoup au coup de coeur !

Vous refusez souvent de travailler sur un projet ?

Tous les jeux ne sont pas bons à prendre, et on ne peut pas tout éditer ! On fait une sélection attentive.  Ce n’est pas qu’on refuse de travailler avec l’auteur, mais juste que le projet ne nous correspond pas. Il est vrai qu’on en refuse pas mal, par exemple nous avons beaucoup de demandes par mail. Mais nous somme obligés d’en refuser, notamment car on ne publie pars énormément de jeux ! Habituellement, c’est environ deux jeux qu’on publie par an. C’est peu ! Surtout par rapport à la quantité de prototype qu’on peut nous proposer…

Un petit mot sur le festival Paris est Ludique ?

C’est super ! Vraiment convivial et détendu, tant au niveau des éditeurs, des associations et des visiteurs. L’organisation est géniale, les bénévoles assurent.. C’est une bonne représentation de l’univers ludique, surtout pour les personnes qui ne connaissent pas vraiment le monde du jeu. Tous les exposants sont très accessibles. En plus il fait très beau !

Jean-Baptiste Ramassamy de Ravensburger

En tant qu’éditeur, quel est l’intérêt de faire des partenariats avec des associations comme Ludomonde ?

L’avantage est de crée une communauté. Les associations sont prescriptrices des jeux de société. C’est à dire que les associations incitent les personnes à acheter des jeux, car elles les font connaitre. Les jeux vont devenir de plus en plus connus grâce à cela. D’autre part les associations sont constituées de personnes passionnées, et cela rend leur travail très intéressant.

Un petit mot sur le festival Paris est Ludique ?

C’est une histoire de coeur ! Un festival qui réussit à conserver son ambiance conviviale, même avec 8000 visiteurs. C’est le seul festival du jeu de société qui a résisté sur la capitale. On arrive à regrouper joueurs, éditeurs, visiteurs… avec une belle atmosphère ludique !

DEUX AUTEURS ONT AUSSI REPONDU À NOS QUESTIONS !

Aurélien Lefrançois-Fidaly 

Bonjour Aurélien, tu es auteur de jeux, peux-tu te présenter ?

Je suis Game Designer de formation, j’ai une licence et un master de conception de jeu. Initialement plutôt dans les jeux vidéos. J’ai travaillé dans un studio pour réaliser un Serious Game contre l’illettrisme. A la suite de cette expérience, j’ai monté un projet de voyage autour de l’Europe, d’atelier de création de jeux de société, qui s’appelait Ludi Vojago. Le principe était d’aller dans plusieurs structures de différents pays (écoles, centres de jeux..), et de proposer un atelier de création. Lors de ce voyage, j’ai créer une méthode de création de jeux, qui s’appelle la technique des mécanicartes. Les 36 cartes décomposent les jeux en éléments mécaniques, comme les compétences des joueurs, et le matériel. Grâce à cet outil, il est simple pour les gens de créer des jeux de société. Suite à ce voyage, j’ai voulu continuer ces ateliers, et participer à d’autres projets ludiques. Je me suis associé avec trois autres personnes pour concevoir un partenariat, et on a créer un collectif qui s’appelle Prismatik. Nous présentons le jeu sous toutes ses facettes : on  fait de l’animation, de la formation et de la production de jeux de société, vidéos, et de rôle. Cela parait large dit comme ça, mais nous avons chacun nos spécialités dans nos domaines respectifs.

Peux-tu me présenter le jeu de société que tu as crée ?

Il s’agit de Sauna Peli.  Dans le jeu, nous sommes des Finlandais dans un sauna. Le principe est de faire monter la température du sauna, tout en faisant en sorte que notre personnage résiste mieux que les autres, pour les éjecter. C’est un jeu assez rapide de trois à cinq joueurs, qui se joue en à peu près une demi heure. Pour l’instant, c’est un prototype assez récent. Avant Paris est Ludique, j’ai déjà fais une vingtaine de tests, et il a beaucoup évolué. Aujourd’hui je présente la  formule de « finition », et j’écoute les retours ! C’est important de voir si les gens profitent du jeu. Je réfléchis à la possible édition de mon jeu. Il y a un  grand nombre de bons retours . J’ai aussi pu modifier beaucoup de choses grâce aux tests.

Pour votre collectif Prismatic, quel est l’intérêt de faire des partenariats avec des associations comme Ludomonde ?

IMG_0220Cela permet de l’échange de pratiques et de compétences, par exemple sur les ateliers de création de jeux de société. De plus nous pouvons faire du support de communication, c’est à dire communiquer sur les événements des uns et des autres. Nous avons des points communs avec Ludomonde, comme le partage autour du jeu, l’animation, la création de projets.. A terme, nous voudrions créer une SCOP. C’est une Société Coopérative Participative. Chaque salarié a une part dans l’entreprise. Cela permet d’avoir une gestion qui n’est pas pyramidale, mais horizontale. C’est la notion du collectif, avec des personnes cogérantes. C’est notre philosophie !

Un petit mot sur le festival Paris est Ludique ?

C’est un festival d’échanges et de partage. L’organisation et l’espace sont très bien pensés. Les visiteurs peuvent  vraiment accéder aux jeux, et les experts font découvrir leurs nouveautés. J’apprécie beaucoup ce festival car il permet de fédérer la communauté Parisienne des auteurs, éditeurs, animateurs. C’est une réunion solide  !

Fabien Bleuze de le Droit de Perdre

Bonjour Fabien, vous êtes auteur de jeux de société,  pouvez vous nous présenter votre jeu phare ?

Bonjour  ! Dans notre boite d’édition, Le Droit de perdre, nous avons une philosophie précise : on est là pour jouer et rigoler, et pas nécessairement gagner. Mes jeux suivent cette ligne éditoriale ! Parmi la collection, il y a le Taggle. Il y a deux types de cartes, les  « réflexions » et les « répliques ». Chaque joueur possède une carte « réplique »  Le meneur de jeu clame haut et fort une réflexion a chaque joueur,  qui lui répondront au choix une des quatre répliques proposées sur sa carte. A la fin du tour, le meneur choisit la réplique qu’il a le moins aimé, et lui dit « Taggle ! ». Tous les joueurs ont un petit compteur, qui compte cinq étapes (Taggle, T’es sourd ou quoi, Inutile d’insister, T’es super lourd et Casse toi boulet). Si nous atteignons la dernière étape, nous sommes éliminés.

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Article rédigé par Alice Pochart, stagiaire en communication chez Ludomonde.

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Le jeu au service des enfants       Bodhgaya Inde

Le jeu au service des enfants Bodhgaya Inde

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L’association Ludomonde accompagne les associations Inter’Lude et Karuna-Shechen (KS) dans un projet de développement du jeu en Inde.

En Inde, KS intervient dans des villages autour de Bodhgaya et y développe diverses activités pour soutenir les populations rurales les plus pauvres : clinique mobile, éducation informelle pour les femmes, activités génératrices de revenus, jardins potagers, électrification solaire, collecte d’eau de pluie… Notre partenariat vise à permettre à KS de renforcer ses activités dans le domaine du jeu pour la petite enfance.

Inter’Lude à été fondé par Sébastien PAIS DE FIGUEIREDO et Sophie PICARDAT, un couple de bénévoles que Ludomonde a formés pendant 2 ans. Grâce à notre expertise et conseils, Inter’Lude a développé un projet pilote de malle de jeux pour 4 centres de la petite enfance, accueillant des enfants de 3 à 6 ans, dans des villages ruraux en Inde (Etat du Bihar, District de Gaya). Le projet vise 160 enfants (44% de filles et 56% de garçons) et les 4 animatrices des centres, issues de leur communauté. La mission de développement est en cours depuis décembre 2013 et jusqu’à avril 2014.

Dans la phase d’observation, Inter’Lude a constaté que les animatrices des centres sont sous-formées et ont des connaissances très faibles en pédagogie et dans le domaine de l’animation et de l’utilisation des jeux. Pourtant, des formations d’Etat devraient être dispensées sur ces sujets. Il a aussi été constaté que les centres sont dépourvus de matériel de jeu ou d’activité culturelle et artistique. Pourtant une dotation initiale est prévue pour ces structures sous tutelle de l’Etat.

Le projet consiste donc, dans une période de 4 mois, à fournir des malles de jeux d’intérieur et d’extérieur, afin de contribuer à l’amélioration du bien-être et au sain développement des enfants.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ci-dessus quelques jeux de la malle (tous achetés localement)

Il s’agit (1) de dispenser une formation technique et organisationnelle à l’équipe interne de Karuna-Shechen et aux animatrices des centres. Une fois leurs capacités renforcées, (2) ces personnes sont en mesure de participer à la définition du contenu des malles de jeu. Les jeux sont achetés localement ou fabriqués par des artisans (bois et tissu), afin de valoriser les savoir-faire et les ressources du pays.

Ensuite, (3) Inter’Lude assiste les éducatrices dans la mise en place de sessions de jeu libre.

Des animations culturelles et artistiques dirigées sont aussi organisées.

 

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La levée de fonds sur ULULE permettra à Ludomonde d’envoyer une mission support d’évaluation du projet au 3/4 de sa réalisation. Cette action viendra renforcer le travail d’Inter’Lude et Karuna-Shechen, et ainsi contribuer à l’efficacité et à la pérennité du projet.

Les objectifs de la mission sont :

Généraux
– Évaluer les objectifs du projet, mesurer les écarts entre le prévu et le réalisé
– Reposer des objectifs réalistes pour la fin de mission
– Vérifier le caractère pérenne de l’action

Opérationnels
– Évaluer l’accompagnement formatif des professionnels locaux et la méthode de formation
– Évaluer la pertinence du stock de jeux sur place en rapport avec les besoins des enfants
– Évaluer la cohérence du projet avec la culture locale

Membre de la mission

Stéphane CLOUX, Coordinateur de LUDOMONDE. Il apportera son expertise de formateur spécialisé dans le jeu.

Dates de la mission

Du 25 mars 2014 au 2 avril 2014
A quoi va servir le financement ?

Honoraires de la mission d’évaluation et d’ingénierie de formation: 1000 euros

Billet d’avion: 1000 euros

MEMBRE DE LA MISSION:

Stéphane CLOUX

40 ans – Cogérant et Coordinateur de la coopérative d’intérêt collectif LUDOMONDE

Après une maîtrise de Philosophie sur la question du Bonheur, il s’oriente dans sa jeunesse dans le secteur de l’animation en travaillant plusieurs années avec les 6/17 ans (centre de loisirs, centres de vacances) en tant qu’animateur, directeur et organisateur de colonies de vacances.
Son intérêt pour les problématiques sociales l’amène à travailler avec les adolescents en difficultés et à passer un DEFA (Diplôme d’état aux fonctions d’animation) en 2006.
Engagé pour défendre les valeurs de l’éducation populaire, il milite depuis 2007 en tant que formateur aux CEMEA/INFOP où il intervient dans l’animation volontaire et professionnelle. Il est membre du groupe de recherche international sur le jeu et les pratiques ludiques dirigé par Pierre Parlebas (professeur émérite à la Sorbonne).
Le monde du jeu, sous ses différentes formes, jalonne son parcours d’acteur social, en tant qu’animateur (Rêves de jeux), organisateur (Urbicande), et spécialiste du jeu de société par son expérience de deux ans à la boutique café jeux de la société OYA. Il a suivi une formation de ludothécaire en 2011 au Centre national de formation aux métiers du jeu et du jouet à Lyon (FM2J).
Il a également pratiqué le jeu d’improvisation théâtrale pendant 2 ans. Depuis 2011 il forme les professionnels à l’utilisation du jeu sous toute ses formes.

En savoir plus sur le projet

http://www.association-interlude.org/ (Le projet au jour le jour)

http://karuna-shechen.org/fr/accueil.html

Pur nous aider à financer la mission c’est ici ! : http://fr.ulule.com/bodhgaya/

 

MERCI !!

Projet Inter’Lude : validation des autorités locales

Projet Inter’Lude : validation des autorités locales

DSC05232DSC05232Dans nos derniers articles, nous vous présentions le projet de l’association Inter’Lude de deux de nos bénévoles. Leur objectif est de développer une malle de jeu pour des maternelles accueillant des enfants de 3 à 6 ans, en milieu rural, en Inde. Ludomonde a participé à la préparation de ce projet et à la formation des bénévoles.

Les centres de la petite enfance dans lesquelles sera développé le projet dépendent du Gouvernement de l’Inde. Ils font partie du vaste programme ICDS, Integrated Child Development Services, en place depuis 1975, dont l’objectif est de favoriser le développement des petits enfants et de leurs mères. En 2010, le programme touchait 8 100 000 femmes enceintes et 40 000 000 d’enfants, accueillis dans les 1 242 000 centres Anganwadi.

Le programme place l’enfant au cœur de ses activités : développement cognitif et psychosocial, éducation informelle, santé, nutrition et planning familial. Une méthodologie et des objectifs que partagent Inter’Lude et l’association Karuna-Shechen, pour qui le projet est développé, et qui mène des activités en Inde depuis 10 ans.

Afin de pouvoir agir dans les centres Anganwadi sous gestion gouvernementale, les deux associations se devaient d’obtenir l’aval des autorités locales en charge du programme ICDS. Une présentation officielle a donc eu lieu le vendredi 17 janvier 2014 devant le responsable du programme pour le district de Gaya (zone d’opération) et les 50 chargés de développement communautaire.

Le projet pilote de malle de jeu pour quatre Anganwadi a reçu un accueil très positif ! Les autorités ont même encouragé les deux associations partenaires à développer ce projet dans les 18 villages d’intervention et si possible au-delà.

Inter’Lude travaille maintenant à la constitution de la malle de jeu, à la formation des équipes locales et va mettre en place quelques animations dirigées, comme du dessin et du coloriage.

Nous souhaitons une bonne continuation à ce projet que nous soutenons, et auquel nous collaborons. Nous prévoyons d’envoyer une mission d’évaluation du projet en mars 2014. Nous vous parlerons de cela bientôt…

Vous pouvez suivre les activités de l’association Inter’Lude sur leur page Facebook : ici !