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Sport féminin et Bien-Être dans le 20ème

Sport féminin et Bien-Être dans le 20ème

Ludomonde s’est associé avec la politique de la ville afin de développer un projet intitulé “Sport et femmes”.

Aujourd’hui, 25% des femmes pratiquent une activité physique en club en France d’après les statistiques officielles. Les quartiers populaires du 20ème arrondissement, bien en dessous de ce pourcentage, ont d’autant plus besoin d’activités en direction de la population féminine. C’est pourquoi Ludomonde propose une offre de loisirs gratuite pour les adolescentes et les femmes de ce quartier.

Ce projet a pour but de favoriser la coopération des femmes entre elles dans la société. Il a également pour objectif de communiquer sur l’offre d’activité physique “bien-être”. Le dernier objectif est de favoriser l’appropriation du territoire par les habitantes.

Le projet est en partenariat avec les centres sociaux localisés à côté des terrains d’activités mis en place. Il est divisé en 3 axes.

Le premier est constitué de diagnostiques sur l’appropriation du quartier par les femmes concernant les envies et les freins liés à l’activité physique. Les trois lieux à disposition sont le city stade de Alphonse Allais, TEP (Terrain d’éducation physique) des Amandiers et le TEP Luquet. 

Le deuxième axe est la mise en place d’ateliers durant l’année 2021. Les activités peuvent être du self défense, du yoga, du badminton ou bien des jeux coopératifs à compétition partageante. En outre, le public pourra émettre de nouvelles idées d’activités.

Le troisième axe est le bilan des activités. Des évaluations par questionnaires et des entretiens seront mis en place par la supervision d’une chercheuse universitaire.

Qui y participe ? Toutes les femmes parisiennes sont invitées à participer, à partir de 12 ans. Trois groupes sont déjà mis en œuvre dans les différents TEP. Les activités sont gratuites et financées par la mairie de Paris et l’Etat.

N’hésitez pas à contacter l’animatrice sportive Sabah, si vous voulez y participer:

  ludanim@ludomonde.coop 01 77 10 43 94

Atelier de création de jeux « jeunes et police » Etape 4

Atelier de création de jeux « jeunes et police » Etape 4

En 2018 les jeunes du 20eme ont créés « Enquête spéciale à Belleville » un jeu d’enquête de type escape box que vous pouvez fabriquer en cliquant sur les liens ci dessous.

Cette fois nous avons voulu créer une escape box en nous inspirant des Escape Games et des jeux comme Unlock. Toujours accompagné du Gardien de la paix Alibert, les jeunes ont co-créés le jeu en trois jours avec le créateur de jeux Lucio Orlando. L’illustrateur Matthieu Papy à ensuite illustrer le jeu en s’inspirant des esquisses et des photos que les jeunes avait prises dans le quartier.

Les jeunes sont partis d’un scénario impliquant deux bandes rivales dans le cité grise de Belleville. Une rixe a lieu et un jeune meurt…Alors que la police cherche le coupable, les joueurs, incarnant des enquêteurs, vont investiguer sur le pourquoi de la rixe. C’est une affaire de drogue qui va émerger au fil du jeu…

Le jeu se présente comme un livret narratif où des énigmes apparaissent. En les résolvant de manière coopérative, les joueurs avancent dans l’histoire. Les jeunes se frottent aussi à la question du racisme en interrogeant des témoins.

Comme pour les précédents jeux, le jeu produit est un jeu libre de droit, en licence open source creative common, que chacun peut fabriquer chez soi à partir des fichiers pdf que nous mettons en libre accès de téléchargement ici.

Une présentation globale de notre projet à été faite avec des jeunes sur la web tv Tric Trac, vous pouvez visionner les vidéos sur ces liens :ici et la.

Ce jeu a été réalisé en 2018 par 10 jeunes adolescents et adolescentes du quartier de Belleville (Paris) : Elmy MAIZ, Khamil MHOUMADI, Alves JACINTO, Nawal AHAMADA, Ismaila CAMARA, Alpha et Kaoussou CISSE, Mody MACALOU , Youssouf KONE et Khady GASSAMA et par 1 policier de la mission de prévention du 20ème : Gardien de la Paix Gaétan Alibert. Un jeu co-construit avec la coopérative d’intérêt collectif LUDOMONDE (Game designer Lucio ORLANDO, Illustrateur Mathieu PAPY). 

Nous remercions également les partenaires de ce projet : La maison du bas Belleville, Le Collège Colette Besson, L’Action Collégiens et l’équipe de prévention Feu Vert.

Nous remercions les subventionneurs pour leur confiance : L’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (ACSE).

Atelier de création de jeux « Jeunes et Police » Etape 3

Atelier de création de jeux « Jeunes et Police » Etape 3

Depuis 2015, Ludomonde mène une action de création de jeux de société sur le thème « jeunes et police ». Cette action rassemble des jeunes des quartiers prioritaires et des policiers, qui créent ensemble des jeux de société parlant de leurs relations.

Pour 2017-2018 nous avons décidé de créer un 4ème jeu nommé « Course Poursuite «  tout en continuant à exploiter les 3 premiers. Ce jeu est plus abouti au niveau des illustrations avec la participation de l’illustrateur Jean-Christophe MORANDEAU.

Course poursuite est un jeu qui se joue en 2 équipes pour un total de 3 à 6 joueurs, la durée du jeu est de 10 à 20 minutes.

Les règles sont simples : Il s’agit d’un jeu de suspense, ou ils vous faudra être plus rapide que les policiers si vous ne voulez pas vous finir derrière les barreaux.

Ce jeu permet également d’aborder des questions légales qui se trouve dans la fiche ressources.

Trois jours d’atelier création ont été nécessaire. Une partie des jeunes avait déjà participé à la créations des jeux précédents, en compagnie de nouveaux jeunes qui contribuent à ce beau projet en apportant un point de vue novateur.

 

Afin de favoriser la relation entre ces deux publics, nous avons décidé de vivre un moment  convivial autour d’un repas chaque midi. L’ensemble du dispositif a permis aux participants d’échanger sur leurs quotidiens et de mieux se comprendre.

Nous avons eu l’occasion de recueillir le témoignage du jeune Talal qui a participé à l’élaboration du projet :

Comment as-tu connu le projet de création « course poursuite « ? Grâce à mes amis qui sont des habitués, régulièrement ils participent aux activités proposées par la coopérative.

Quelle image avais-tu des policiers auparavant ? Pour être honnête avec toi l’image que j’avais des policiers était très négative, ils abusaient un peu de leur statut notamment lors de certains contrôle de police.

Cette image-là est-elle toujours d’actualité ? Moins présente qu’avant car ils font leur travail même si à certains moment on pourrait croire le contraire. Je pense qu’à travers ce jeu certains préjugés ont pu être mieux appréhender de la part des jeunes, d’autant plus qu’on a eu l’occasion d’avoir la présence d’un policier avec nous lors de cette création.

Qu’as-tu pensé de votre visite au commissariat du 20ème ? La visite a eu lieu durant toute une matinée, avec mes camarades nous avons visité les différents locaux. La seule chose qui m’intriguait était les locaux de garde à vue, j’en avais une certaine image à travers les émissions de télévision.

En quoi cette expérience a t-elle été constructive pour toi  ? Elle as permis d’améliorer l’image que j’avais des policiers mais également d’apprendre un peu plus  de leur métier grâce à la visite.

Pour l’année 2018-2019, nous continuons à créer avec nos jeunes un outil ludique : un Escape Game. Nous travaillerons également sur le fil rouge thématique de l’ensemble de nos créations et la manière de les aborder.  Nous proposerons des parcours pédagogiques pour les éducateurs suivant les différents objectifs à atteindre !

Sous licence créative Common les règles de diffusion sont ici. Vous pouvez télécharger le jeu « Course poursuite » en cliquant ici.

Si  vous souhaitez acheter une boite finalisée ou  mener une expérience d’atelier dans votre ville, structure ou votre entreprise, contactez-nous au bureau de Ludomonde afin de nous en parler ! tél : 01 77 10 43 94 www.ludomonde.coop

Ce jeu a été réalisé en 2017 par 8 jeunes adolescents et adolescentes du quartier de Belleville (Paris) : Amine, Déborah, Elmy, Kenza, Khady, Mahamoudou, Talal, Yanis et par 1 policier de la mission de prévention du 20ème : Gardien de la Paix Gaétan Alibert. Les concepteurs ont été coacher notre game designer Aurélien.

Nous remercions également les financeurs : le comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation, le CGET et l’ACSE.

Ce jeu est un #OpenSeriousGame, nous invitons tous les joueurs à réveiller leur pouvoir de transmission en apprenant à animer ce jeu. Ce jeu inclut de quoi guider tout animateur/animatrice de ce jeu, et les ressources de ce jeu sont en accès libre.

 

Article rédiger avec la participation de Mouna Saco Stagiaire Communication.

 

 

 

 

Création de ludothèque au Mali !

Création de ludothèque au Mali !

LUDO BOUGOU – GENEVIEVE DANTÉ

UNE ASSOCIATION QUI CRÉE DES LUDOTHÈQUES DANS DES ÉCOLES EN AFRIQUE

 

Après un voyage de quelques mois en Afrique en 2011, à son retour, Hélène Danté la fondatrice et présidente de l’association, a eu l’envie de monter un projet de solidarité en faveur des enfants du Mali, pays de ses origines. Bénévole auprès des enfants du centre social de Belleville (Paris 20ème) elle était souvent amenée à faire des activités en ludothèque avec eux. C’est donc assez naturellement, au regard de ce qu’apporte le jeu à l’enfant, qu’elle à souhaiter créer une ludothèque au sein d’une école. En effet, l’éducation par le jeu, possible grâce à ce type d’espace, devrait être accessible à tous les enfants sans aucune discrimination, or certains pays, notamment ceux du sud, n’ont pas la possibilité d’offrir cela à leurs enfants.

Une première Ludothèque a donc été créée en mars 2013 au sein d’un complexe scolaire (maternelle et primaire) à Ségou au Mali, par le biais d’une plateforme participative réunissant 84 personnes.

Après 3 ans, ce premier projet étant toujours viable et ayant démontré son utilité auprès de 400 enfants âgés de 3 à 12 ans, l’idée de créer une association pour développer d’autres «Ludo Bougou» (village du jeu) dans des enceintes scolaires en Afrique, s’est imposée à elle comme une évidence.

C’est ainsi qu’elle crée en avril 2016 l’association Ludo Bougou – Geneviève Danté, en hommage à sa mère, et décide de créer une 2ème ludothèque au Mali. Les membres de l’association entament donc les démarches pour trouver un établissement scolaire pour installer son 2ème projet, et c’est l’école/collège du village de Kollé situé à 60km au sud de la capitale malienne, Bamako, qui est choisi.

Les travaux début fin avril 2017 supervisés par un correspondant local. En France, l’association s’affaire pour le choix et l’achat des jeux, accompagnée par l’expertise de la coopérative Ludomonde. Fin septembre les travaux sont terminés, et c’est début novembre que 6 membres de l’association se rendent sur place pour l’aménagement des lieux, la formation des enseignants, l’inauguration et l’ouverture des portes aux enfants. L’accueil a été formidable et les enfants vraiment très heureux de pouvoir jouer avec des jeux diversifiés, adaptés à leurs âges et à leur culture. L’équipe enseignante, le recteur, le maire et les autorités du village ont été unanimes sur la nécessité d’une telle installation pour les enfants du village.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce voyage fut aussi pour eux l’occasion de retourner à l’école de Ségou, visiter la première ludothèque et d’y apporter un carton rempli de jeux pour les enfants. Sur place, ils ont pu retrouver l’équipe enseignante et ont pu constater que la ludothèque était très bien entretenue et que les enfants profitaient pleinement du lieu pour s’épanouir.

Prochaine étape pour l’association, la création d’une nouvelle ludothèque en 2018 dans un autre pays d’Afrique de l’Ouest, la Guinée Conakry. Vous pouvez soutenir ce projet et son financement en cliquant ici.

Contacts : Site web : www.ludobougou.wordpress.com

Facebook : Ludo Bougou – Geneviève Danté   Twitter :  @ludobougou

Atelier création de jeux « jeunes et police » ETAPE 2

Atelier création de jeux « jeunes et police » ETAPE 2

 

 

 

 

 

 

Fin de l’année 2015, nous avons sollicité un financement de la politique de la ville afin de mener un projet de prévention avec des adolescents et adolescentes : améliorer les relations entre les jeunes et la police via le jeu ! Ce défi fut lancé via l’idée d’un atelier création de jeu de société de 2 journées entre les jeunes et la police sur le thème… « Jeunes et police » ! Un article relatait déjà cet épisode sur le blog (où vous trouverez entre autre une présentation synthétique des règles) (cliquez ici).

Suite du projet en octobre 2016 : deux jours d’atelier création pour améliorer et finaliser les jeux. Ceux-ci réunissaient la moitié des jeunes ayant participé au début du projet, tous motivés par l’avancée de leurs créations, ainsi qu’une autre moitié de jeunes pouvant apporter un point de vue novateur. Tout cela dans une même optique d’amélioration des relations entre jeunes et policiers, ces derniers étant également présents à l’instar des policiers de la mission de prévention du quartier de Belleville.

Les règles des jeux ont ainsi pu être affinées, les plateaux améliorés, les jeunes ont pu redessiner des cartes et en ont rajoutées.

Enfin, nos jeunes ont fait tester les prototypes à leurs camarades du collège Besson sur plusieurs temps ludothèque du midi avec l’Action Collégiens.

A la fin de ces améliorations, les jeux semblaient prêts : règles fixées, plateaux et cartes dessinés par les jeunes… Mais c’était sans oublier la patte de notre graphiste Annabelle !

Nous avons donc envoyé les jeux (presque) parfaits à la graphiste afin de les épurer. Le rendu est formidable ! Tout en conservant l’originalité des jeunes à travers leurs dessins des plateaux et des cartes, ceux-là deviennent plus plaisants à l’aide de couleurs vives, modernes tout en restant simples et ludiques.

C’est bien beau d’avoir un jeu attractif, mais encore faudrait-il pouvoir le manier, y jouer matériellement parlant. Nous avons donc confié le travail à un plasticien qui nous a envoyé les boites de jeu finalisés.

 

 

Afin d’animer avec nos boites neuves, nous avons recontacté les jeunes créateurs. Ces derniers répondirent présent à notre appel. Nous leur présentons les produits finis. Nos jeunes créateurs demeurent muets de surprise ! Puis c’est parti pour tester nos divertissements ! En effet, quoi de mieux que de faire animer des jeunes par d’autres jeunes ? C’est une réussite : bonne ambiance, rires mais surtout débats et découvertes sont au rendez-vous ! C’est ça la magie de ces jeux : apprendre en s’amusant.

C’est ainsi que les jeunes ont animés leurs créations sur la fête de quartier de la place Alphonse Allais en juin et lors de journées VVV Police à Champigny sur Marne et à Paris 12ème. Grâce à la présence d’un policier créateur  (Gaétan ALIBERT), au cassage des clichés et à l’apport de connaissances, les jeunes ont mieux compris le véritable profil des policiers. Lorsque les animations étaient terminées, les jeunes voulaient même continuer. D’une part, les jeunes étaient calmes et à l’écoute, d’autre part, ils étaient passionnés : ils ont « surkiffé » selon la responsable d’un des centres VVV.

Après avoir pu constater des résultats plus que positifs des jeux « Jeunes et Police », vous aurez sûrement l’envie de les essayer à votre tour ! Eh bien, vous le pouvez en allant sur notre site web pour les télécharger et les utiliser en licence créative Common.

Mais Ludomonde vise toujours plus haut ! A la Toussaint 2017, nos jeunes collégiens vont contribuer à la création d’un nouveau jeu « Jeunes et Police » qui viendra ainsi enrichir notre malle pédagogique !

Ils visiteront avant l’atelier un commissariat et cette fois ci un illustrateur de BD sera avec eux sur l’atelier afin de renforcer la qualité de leurs illustrations !

Vous pouvez fabriquer le jeu en téléchargeant les fichiers s ci-dessous :

 Si  vous souhaitez acheter une boite finalisée ou  mener une expérience d’atelier dans votre ville, structure ou votre entreprise, contactez-nous au bureau de Ludomonde afin de nous en parler ! tél : 01 77 10 43 94 www.ludomonde.coop

Nous tenons à remercier pour leur accueil et leur soutien les partenaires de ce projet : M.Ait BOUALI principal du collège BESSON, Marielle LAVEUR de l’Action Collégiens, Stéphanie HACQUIER de la Maison du Bas Belleville, le gardien de la paix ALIBERT et les membres de la mission de prévention et de communication du 20éme, notre Game designer Pierre-Yves MARTIN (Pym) notre graphiste Annabelle (Les pirates de l’art) et bien sur les jeunes créateurs des jeux : Abdou, Abdoul raouf,  Ariane, Awa, Dayna, Floriane, Jacinto,  Khady, Kenza, Laurent, Mahamadou, Mégane,  Mohamed-Amine, Oussama, Rani, Raphaël, Sallyanne,  Sathi, Sarah-Beyoncé,  Tata, Wasee.

Nous remercions également les financeurs : le comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation, le CGET et l’ACSE.

 Ce jeu est un #OpenSeriousGame, nous invitons tous les joueurs à réveiller leur pouvoir de transmission en apprenant à animer ce jeu. Ce jeu inclut de quoi guider tout animateur/animatrice de ce jeu, et les ressources de ce jeu sont en accès libre.

Article réalisé par Charles Mathé 17 ans, bénévole et Stéphane CLOUX, directeur de LUDOMONDE.

Ateliers création de jeux sur le thème de « la Famille »

Ateliers création de jeux sur le thème de « la Famille »

Entre septembre 2015 et juillet 2016 a eu lieu un cycle de création de jeux de société organisé par LUDOMONDE sur le thème de « La Famille ». Notre créateur de jeu « Game designer » Aurélien est intervenu dans quatre centres socioculturels de Seine St Denis (93) afin d’initier un public intergénérationnel à la création de jeux.

Ces ateliers avaient un double objectif :

  • Faire vivre un moment privilégié à un public intergénérationnel, à la fois en terme de loisirs mais également à un niveau plus théorique s’interroger sur nos modèles de familles modernes.
  • Créer des outils ludiques permettant de recenser les aides institutionnelles disponibles aux familles (aides CAF et services des centres sociaux

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Sur chaque centre, 4 demi-journées ont été organisées avec environ une dizaine de personnes par ateliers. Des enfants de 6 à 15 ans et quelques adultes ont pu ensemble créer 7 prototypes de jeux de société.

La démarche de l’atelier se voulait à la fois ludique et constructive : les participants ont joués, découvert la méthode pour créer puis ils ont choisis leurs thèmes de manière plus précise et leurs mécaniques ludiques. Ils ont ensuite pu tester, ajuster et construire leurs jeux.

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Voici quelques exemples de jeux créés :

« Le chemin du Bonheur » : Dans ce jeu de parcours il faut être le premier à atteindre la case arrivée. Le parcours est semé de cartes quizz à contenu thématique « famille » et si on y répond correctement cela permet de gagner des cœurs utilisables pour avoir divers avantages en jeu.

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« Départ en folie » : Dans ce jeu le but est d’avoir fini de faire sa valise en premier pour le départ en vacances. C’est un jeu de hasard où l’on ramasse petit à petit ce qui est nécessaire à notre voyage. Ce jeu pourra être support au temps de sensibilisation des centres sociaux sur la préparation des temps de vacances, une aide pour réaliser les trousseaux, pour les familles dont le concept de « vacances » est culturellement éloigné ou inconnu.

Ludomonde repart sur un nouveau cycle d’ateliers avec 4 centres sociaux de septembre à Décembre 2016 sur un nouveau thème: « Le vivre ensemble »

 

Les centre sociaux du 93 ayant participés aux ateliers sont : l’Association pavillonnaise pour la jeunesse et la culture (Les Pavillons sous Bois), les centres sociaux de l’Orange Bleue et de la Dhuys (Clichy sous Bois) et le centre social Berty Albrecht (Aubervilliers).

Atelier création de jeux « Jeunes et police »

Atelier création de jeux « Jeunes et police »

Fin de l’année 2015, nous avons sollicité un financement de la politique de la ville afin de mener un projet de prévention avec des adolescents : améliorer les relations entre les jeunes et la police via le jeu ! Ce défi fut lancé via l’idée d’un atelier création de jeu de société de 2 journées entre les jeunes et la police sur le thème… « Jeunes et police » !

Octobre 2014, c’est parti pour la sensibilisation, nous mobilisons les partenaires sociaux-culturels du quartier et nous investissons le collège Besson sur le temps ludothèque de l’Action Collègiens afin de rencontrer les jeunes et de leur parler du projet…

Les jeunes sont plutôt motivés (ceux qui ne partent pas en vacances…) et les pré-inscriptions s’accumulent petit à petit. Nous ne faisons cependant pas de plan sur la comète, connaissant la versatilité des adolescents et les dynamiques de groupe changeantes. Pour nous appuyer dans nos pré-inscriptions, deux centres sociaux de Belleville nous aident. Au final nous récoltons une bonne trentaine de préinscription pour un atelier prévue pour 15 jeunes maximums.

Nos 15 jeunes sont inscrits pour les vacances de la Toussaint, nous avons rencontré le Brigadier Alibert, responsable de la mission de prévention et de communication du 20ème et notre créateur de jeu Game designer PYM est comme toujours motivé à block.

Cependant quelques doutes persistent…l’alchimie va-t-elle prendre ?

27 octobre 2015, c’est le jour J, le centre social Maison du Bas Belleville nous accueille dans une de leurs salles de formation : 15 jeunes silencieux (au début comme toujours !), 3 policiers et 2 éducateurs écoutent révérencieusement notre Game designer présenter l’atelier, mais est-ce politesse ou intérêt ?

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Notre parti pris est de demander à ce que dans les jeux créé il y ait des mécaniques de coopération. Notre Game designer présente donc quelques jeux puis décide de lancer des parties de jeu entre jeunes et adultes afin de se familiariser avec les mécaniques ludiques.

Première création de groupes de jeux, adultes et jeunes mélangés, ouf c’est parti, ça joue ! La grande force du jeu, c’est alors qu’elle abolit les hiérarchies, on est ici tous égaux devant la même règle et on doit se serrer les coudes pour gagner contre le jeu…On se parle, on échange, on essaye de se persuader et on est joyeux ensemble quand on réussit un beau coup ! C’est bon la dynamique semble lancée.

On enchaine sur un moment de détente et de plaisir partagé à la Brasserie du coin : La cantine de Belleville. Surprise pour certains adultes de voir que certains jeunes vont au restaurant pour la première fois…mais surtout échanges et découverte du monde de chacun…

L’après-midi on fait la première étape de la phase créative : trouver le thème précis des jeux. Trois jeux vont être créés par 3 groupes différents. Chaque groupe comprend 5 jeunes et un policier qui échangent sur une thématique jeune et police qui les intéresse puis part sur une vague idée de jeu.

La seconde journée va concrétiser la création des jeux : les groupes vont associer des mécaniques de jeux à leurs sujets, tester leurs idées, les ajuster puis créer leur règle de jeu et leur matériel !

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On se retrouve ainsi en fin de journée avec 3 prototypes de jeu :

Un jeu de connaissance sur la loi et son rapport aux mineurs, parents et interpellations : les joueurs tombent sur des cases questions et doivent trouver la bonne réponse entre trois propositions.

 

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Un jeu sur les contrôles de police : Une équipe doit inventer, à l’aide de cartes, des contrôles de police et l’autre équipe doit en discuter afin de dire ce qui selon elle n’allait pas dans ce contrôle, elle doit réinventer une histoire crédible et légale.

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Un jeu sur les représentations et les idées des uns et des autres : une équipe pioche une carte image sur laquelle une scène est représentée, elle doit deviner de quoi il est sujet et quels sont les enjeux de la situation, une discussion peut s’ensuivre.

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Témoignage de Floriane (12 ans) qui a participé à l’atelier :

« C’était bien de parler avec les policiers pour savoir ce qu’il se passe avec les jeunes qu’ils rencontrent, dés fois on juge mal les policiers et on les comprend pas très bien et eux aussi nous comprennent pas très bien, là on a pu mieux se connaitre. Mon moment préféré de l’atelier c’était faire le jeu et y jouer. J’aimerais continuer à améliorer les jeux que l’on a fait et le refaire avec les policiers qui étaient sympas. »

Le mardi 15 décembre 2015, les jeunes et les policiers ont présentés leurs prototypes de jeux aux autres collégiens et à la principale adjointe sur le collège Besson. Ils sont motivés pour continuer à améliorer les jeux, affaire à suivre…

Nous tenons à remercier pour leur accueil et leur soutien les partenaires de ce projet : M.Ait BOUALI principal du collège BESSON, Marielle LAVEUR de l’Action Collégiens, Claire LUSSIAA-BERDOU de la Maison du Bas Belleville, Mehdi KHELFI du centre social Belleville, le brigadier ALIBERT et les membres de la mission de prévention et de communication du 20éme.

Vous souhaitez mener une expérience d’atelier sur votre ville ? Contactez-nous au bureau de Ludomonde afin de nous parler de vos projets ! tél : 01 77 10 43 94

Ludomonde au Dernier Bar avant la fin du Monde

Ludomonde au Dernier Bar avant la fin du Monde

Le dernier bar avant la fin du monde se trouve à Chatelet. C’est un excellent endroit pour les amoureux de l’univers geek en tout genre ! L’ambiance drôle et décontractée fait de ce bar de 3 étages  un lieu incontournable et original. Des jeux de société sont en libre accès au rez-de-chaussée. Des évènements sont régulièrement organisés comme des soirées à thèmes, des soirées blindtest.. et des soirées jeux ainmées par Ludomonde ! Dernier-bar-photo

Environ une fois par mois, Ludomonde anime une soirée jeux au Dernier Bar avant la fin du Monde. Ludomonde propose divers jeux de société, dans une salle ouverte à tous ! Un ou plusieurs animateurs sont là pour accompagner le public dans la découverte de jeux, et assurer le bon déroulement de cette soirée conviviale.

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Le jeudi 9 Juillet 2015, Bruno Faidutti, auteur de jeux et créateur du célèbre jeu Citadelles, était présent à la soirée. Ce fut l’occasion pour Ludomonde de discuter avec lui !

Pouvez vous me présenter un jeu que vous voudriez mettre en avant ?

J’ai 4 jeux qui vont sortir bientôt. Mais je vais vous présenter Warehouse 51. C’est un jeu d’enchères qui se passe en 2038. Le gouvernement Américain est en faillite et décide de vendre son stock d’artefacts accumulé pendant la guerre froide, dans  un entrepôt secret. Et un bon nombre de milliardaires  (les joueurs) Brésiliens, Russes, Chinois  les achètent aux enchères. Ces objets ont des pouvoirs magiques, favorables ou défavorables pour les joueurs. C’est ce qui en fait un jeu d’enchères très dynamique. En France, c’est Funforge qui édite ce jeu, et aux Etats-Unis, c’est Passeport. Le jeu sera surement prêt en aout ou en septembre. Le jeu a été réalisé avec deux auteurs brésiliens, en discutant via Skype ou par email en comparant nos versions.

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Comment cette passion pour les jeux de société vous est elle venue ?

Je crois que j’ai toujours été joueur. En fait je pense être quelqu’un de très angoissé. Un angoisse politique, métaphysique, avec des interrogations sur le monde, sur là ou on va… Et le jeu est un moyen de se reposer : être, pour un moment, dans un monde dont on connait les règles. Quelque chose qui n’est pas trop compliqué, et surtout : qu’on maîtrise. Je crois que c’est ça que j’aime dans le jeu, alors quand on crée des jeux, on est effectivement  le maître de ce petit monde, on décide des règles !

Que pouvez-vous me dire sur votre premier jeu ?

C’était il y a très longtemps ! Mon premier jeu a été publié en 1984. Il s’appelait Baston et il s’agissait d’une bagarre entre  une bande de loubards dans un troquet. C’est un jeu  qui ne pourrait pas sortir aujourd’hui ! Il y avait des jetons avec  des chaînes de vélo, des rasoirs, pour se battre contre ses adversaires. Mais c’était un jeu très amusant !

En  quoi c’est intéressant pour vous de venir à cette soirée organisée par Ludomonde ?

Je viens souvent au dernier bar avant la fin du monde car Cédric, le patron, est un ami. J’aime venir pour être avec des amis, boire des cocktails que j’aime bien, ou simplement lire un bon livre. Je ne viens pas nécessairement pour jouer ! Mais j’ai toujours un ou deux prototypes de jeu dans mon sac.  Ce soir, avec cette soirée jeu organisée par Ludomonde, c’était l’occasion pour moi de venir faire essayer des prototypes que j’avais avec moi, avec un public différent de mes amis joueurs habituels. Ce qui permet d’améliorer un jeu, ce sont les retours du public ! Je retiens ce que les gens me disent pour faire des modifications.

Vous êtes professeur d’économie au lycée, et je voulais savoir dans quelle mesure vous combinez votre profession et votre passion.

Ce sont deux domaines qui s’ignorent totalement. Ce sont deux casses-tête que je ne mélange pas. Très sincèrement, je suis très hostile à l’idée du jeu éducatif, c’est quelque chose qui me hérisse. Je pense que ce qui fait la noblesse du jeu, c’est que ce ne sert a rien ! Donc je n’aime pas l’idée du jeu qui est là pour apprendre. Ce sont deux domaines tellement différents. Je pense que j’ai toujours été quelqu’un qui aime toucher à tout. Un peu schizophrène intellectuellement ! Mais sans forcément tout mélanger. Je sus historien mais je ne fais pas de jeux historiques. Je suis économiste mais je ne fais pas de jeux économiques. Je fais des jeux, tout simplement !

Prochaine date des animations ludomonde au Dernier bar:

Mardi 8 septembre 2015 20h-23h30

Sites web:

http://www.dernierbar.com/

http://faidutti.com/blog/

Ludomonde à la course de  baignoires de l’Ourcq

Ludomonde à la course de baignoires de l’Ourcq

 LES BAIGNOIRES DE L’OURCQ

Le dimanche 5 juillet, Ludomonde a proposé diverses animations à la course de baignoires de l’Ourcq, organisée par l’APJC. Habitants, commerçants et associations ont pu se disputer la victoire, à bord de leurs étonnantes baignoires flottantes. Ambiance décontractée et conviviale assurée !

  

La restauration et les animations sont le long du canal. Ludomonde a divertit petits et grands avec ses jeux surdimensionnés en bois : stratégie, adresse, intuition.

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Et pour les tout petits, Ludomonde a proposé des jeux de construction et d’assemblage.

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Cette année, Ludomonde s’est aussi entouré d’une échassière-bulleuse et d’un jongleur-sculpteur de ballons.

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Sébastien est bénévole à l’APJC et occupe le poste de vice-président. Il répond  à nos questions.

D’où est venue l’idée de la course de baignoires ?

En 2009, à l’invitation de ma famille, j’ai été spectateur d’une course de baignoires flottantes sur un bras de l’Oise, qui a lieu traditionnellement au mois de juin dans un village du Val d’Oise depuis de nombreuses années. Cette idée originale et très conviviale m’a beaucoup plu et immédiatement j’ai proposé à l’APJC de faire, elle aussi, ce type d’événement sur le canal de l’Ourcq. Cette proposition a d’autant plus séduit l’association qu’elle cherchait depuis longtemps à organiser des manifestations dans ce quartier des Pavillons-sous-Bois où l’offre de loisirs et de moments festifs est pauvre.

Dès l’été suivant (juin 2010), nous avons organisé notre première édition des « Baignoires de l’Ourcq ».

Au début, nous organisions nous-même, en parallèle de la course de baignoires flottantes, des animations de type kermesse. Ce n’est qu’en 2012 que nous avons fait appel à Ludomonde pour des animations avec des jeux surdimensionnés en bois. La collaboration entre l’APJC et Ludomonde pour les « baignoires de l’Ourcq » dure donc depuis quatre ans.

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Avez-vous des envies particulières pour les manifestations des prochaines années ?

Pour la première fois cette année, Ludomonde a enrichi son animation de la présence d’une échassière – bulleuse et d’un jongleur – sculpteur de ballons. Nous avons beaucoup apprécié leur présence qui a eu également l’air de beaucoup plaire aux enfants. Peut-être envisagerons-nous avec Ludomonde, la saison prochaine, d’étoffer ce type de prestations.

En quoi tirez-vous une plus-value de la prestation de Ludomonde ?

Le savoir-faire de Ludomonde est très appréciable. En fonction de notre événement, Ludomonde a su nous conseiller sur les jeux à proposer et ses animations permettent toujours aux participants de s’approprier rapidement les règles pour profiter pleinement tout de suite des jeux. Ces qualités rendent « les Baignoires de l’Ourcq » encore plus conviviales.

Quelles sont les autres actions ou prestations faites avec Ludomonde ?

Ludomonde est également intervenue à plusieurs reprises dans notre association en qualité de formateur. En effet, l’APJC offre un espace ludique à ses adhérents (le Bar’Ouf) où des jeux de société sont à leur disposition. Nous avons souhaité que les animateurs de l’APJC puissent « mettre en jeu » rapidement les adhérents qui souhaitent passer un bon moment ludique dans cet espace, autour d’un jeu de société.

Ludomonde a donc formé nos animateurs mais aussi donné des conseils sur l’aménagement du Bar’Ouf pour qu’il soit le plus pratique possible et sur notre façon de sans cesse renouveler notre offre de jeux de société à nos adhérents. 

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Atelier de création de jeu Egalité filles-garçons

Atelier de création de jeu Egalité filles-garçons

Atelier création de jeux sur l’égalité fille/garçon

Stéphane Cloux, coordinateur de Ludomonde, nous explique le concept des ateliers création de jeux :

« Notre coopérative a développé un secteur création de jeux depuis 1 an car nous avons en notre sein deux gamedesigner. Nous travaillons nous même sur des jeux de société dans le but de les commercialiser. Par ailleurs nous accompagnons les professionnels lorsque ceux-ci veulent utiliser le jeu pour faire passer un message, comme sur l’égalité filles/garçons ou le développement durable. »

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Nous pouvons proposer deux services :

– Mener un atelier création de jeux : Avec nos gamedesigner formateurs, nous accompagnons un groupe d’enfants ou d’adultes à créer un jeu de société abouti. Ils commencent par modifier un jeu déjà existant pour comprendre l’idée de mécanique ludique, puis nous les accompagnons sur la création de leur jeu à partir de la thématique souhaitée. Des messages voulant être véhiculés vont découler des mécaniques et le jeu sera également support de contenus. Nous les aidons à trouver un bon équilibre entre le purement ludique et le message à faire passer. Une fois les tests et les ajustements faits, nous fabriquons un prototype avec du papier et des crayons. Le jeu peut ensuite être finalisé de différentes manières : on peut le mettre en version PDF imprimable sur un site web et le partager sous licence Créative Commun, mais nous pouvons aussi vous proposer des boites de jeux « pro » en quantité limitée de 1 à 50 boites voir plus.

– Former à la création de jeux: il s’agit sur un ou deux jours de donner aux professionnels une méthode afin qu’eux même puissent créer des jeux intéressants avec les enfants ou des adultes. Nous leurs apprenons à analyser un jeu, à identifier les mécaniques ludiques de base et à faire un jeu plus élaboré que le traditionnel quizz ou jeu de l’oie. »

Pendant les vacances d’avril, Ludomonde a organisé un atelier de création de jeux de société avec les enfants des écoles Lasalle et Rampal, et le centre socioculturel Belleville.  Tout en s’amusant, Ludomonde a proposé la conception d’un jeu favorisant la mixité et luttant  contre les stéréotypes. Les enfants se sont réunis autour de ce projet, accompagnés et encadrés  par Pierre-Yves Martin, Game Designer, et Stéphane Cloux, coordinateur de Ludomonde.

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Le programme était sur cinq jours. Le premier jour les  enfants ont joué à des jeux. Ils ont ensuite modifié les règles du Jungle Speed le jour suivant,  afin d’appréhender la création de jeux. Ensuite, place à la réflexion autour des stéréotypes, de l’égalité fille/garçon et du jeu qu’il faut concevoir ! Le jeudi les enfants ont fabriqué leur jeu qu’ils ont nommé le Mix un Max. Le vendredi, les enfants ont pu présenter leur réalisation à leurs camarades du centre de loisirs, avec  qui ils ont joué. Le jeu mélange les clichés sexistes pour mieux les déconstruire. Il consiste à faire deviner un personnage constitué de 3 éléments tirés dans 3 tas de cartes différents : « fille ou garçon », « vêtements », et « action ». Ainsi les diverses combinaisons peuvent les amener à dessiner ou à mimer un homme préhistorique qui regarde Violetta, une femme militaire jouant à un jeu  vidéo.. Le jeu s’avérant plus intéressant en équipe pour former des groupes mixtes.

Pierre-yves Martin est l’intervenant principal de l’atelier. Nous l’avons interrogé à propos de cet atelier. Il est créateur de jeux (jeux de société, jeux vidéo, grands jeux d’animation) depuis plus de 10 ans, il a travaillé dans plusieurs sociétés et associations intervenant dans le domaine du jeu (Orange games, Infogramme Atari, Underconstruction, Aux 1000 lieux). Depuis 3 ans, il accompagne les professionnels dans la création de jeux et produit une vingtaine de jeux par an.  Il est coopérateur de la scic Ludomonde.

Les jeux de société reproduisent-ils les stéréotypes de genre ?

« Beaucoup de jeux reproduisent les stéréotypes filles-garçons, non pas dans leur mécanique, mais dans leur habillage. Les créateurs mettent rarement des clichés, mais les éditeurs, oui, pour vendre le mieux possible. Si c’est un jeu sur l’affrontement, ils vont le rendre très guerrier et il ne comportera que des personnages masculins, exceptionnellement des amazones. Quelques-uns évitent néanmoins ce travers, comme Small World, dans lequel des tribus se combattent : dans la dernière édition, il y a autant de personnages féminins que masculins. »

Y a-t-il eu une évolution ?

« Comme les jeux modernes se sont surtout développés dans les années 1980-1990 en Allemagne, un pays où les femmes travaillaient très peu et s’occupaient surtout des enfants, ils n’avaient aucun problème à reproduire les stéréotypes. les Etats-Unis sont l’autre grand fournisseur de jeux, là où il y avait systématiquement le standard de la famille américaine, maman à la maison, papa au travail en costume, une fille, un garçon et un bébé toujours asexué. Il ne faut jamais regarder en détail un plateau de La bonne paye par exemple. Début 2000, la diffusion s’est élargie à la Suisse, la France et la Belgique notamment et ça a évolué positivement. »

Qui sont les créateurs de jeux ?

« Majoritairement, ce sont des hommes qui les créent, parce que petits, les garçons jouaient davantage aux jeux de société plus adapté à leur genre. Mais de plus en plus de filles jouent, certaines d’entre elles deviendront certainement créatrices.. »

Et les jeux vidéos ?

« Il y a très peu de femmes dans le jeu vidéo. Pendant très longtemps, c’était vu comme un jeu de garçons, on ne citera jamais suffisamment la Game Boy. Il n’y a jamais eu de Game Girl. Ca a un peu changé, mais on revient au problème qu’il n’y a toujours que des hommes pour fabriquer ces jeux, surtout pour le grand public. Côté jeux vidéo indépendants, c’est moins vrai. Dans Octodad par exemple, tu es un poulpe père au foyer qui se fait passer pour un être humain. Tu dois tondre la pelouse, faire à manger, préparer le biberon du bébé sans te faire remarquer et sans que des objets ne collent à tes tentacules; Ta femme travaille pendant ce temps là. »

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Maya, coordinatrice au centre socioculturel  Belleville, a participé à la semaine avec Ludomonde.

Bonjour Maya, pouvez-vous nous dire comment le projet est né ?

« Depuis la rentrée 2014, un groupe de parents mène un projet participatif autour de la promotion de l’égalité fille/garçon dans l’éducation et dans la vie quotidienne. On avait donc décidé de réaliser un projet, en plus de ce travail de fond. Le groupe de parents s’est élargi aux centres d’animations.

Le projet a plusieurs  objectifs principaux. Le premier concerne la sensibilisation à l’égalité fille/garçon dans l’éducation. Il s’agit d’envisager cette thématique dans toute sa complexité, en rapport avec les activités pratiquées avec les enfants. Enfin, il s’agit de mener des actions dans la communauté éducative, en diffusant des informations et en proposant des temps de rencontre, en faisant connaitre des outils, et éventuellement d’en créer !

Après cette réflexion, nous nous sommes dit qu’il fallait créer un outil ludique sur l’égalité fille/garçon. Comme les enfants sont joueurs et que certains parents aussi, nous avons pensé à quelque chose autour du jeu. On a répondu à un appel à projet sur l’égalité homme/femme de la région Ile  de France. La Caf de Paris soutient également ce projet.  Comme nous avons un partenariat avec Ludomonde (nous sommes coopérateurs dans le collège bénéficiaire), nous avons pensé à eux pour participer à ce projet de création de jeu autour de cette problématique de l’égalité. Pour étendre le projet à la taille du quartier, nous avons proposé au centre de loisirs des écoles  Lasalle et Rampal de participer, en sachant qu’ils sont partis prenante sur la question de l’égalité.

Pendant une semaine durant les vacances d’avril, nous avons  donc proposé un stage de création de jeu égalité fille/garçon, se nommant Tous égaux devant le jeu.

Avant le démarrage de l’atelier, les parents ont rencontré Stéphane CLOUX et Pym, pour qu’on puisse définir ensemble les objectifs de l’atelier, quelle méthodologie convenait. Il y a eu un vrai échange avec les parents en amont. »

Qu’avez-vous pensé du déroulement de la semaine ?

« C’est la première fois que j’assistais à un atelier de création de jeux. Pour nous ce qui était important, c’était d’associer des parents, des enfants, et des animateurs : c’était intergénérationnel. Les ateliers se déroulaient au centre socioculturel Belleville, ce choix de lieu n’était pas anodin : il a permis aux enfants de sortir du cadre des écoles et pour certains de découvrir un nouvel espace  d’animation dans le quartier. C’est important car nous proposons une ludothèque aux familles le samedi après-midi durant l’année scolaire.    Les enfants sont au centre de la création, mais les parents soutiennent cette démarche. Le programme de la semaine était équilibré. Tout s’est déroulé de manière très naturelle lorsque que les enfants sont passés à l’étape création. Nous avions  échangé avec eux d’une part sur l’égalité fille/garçon, et d’autre part sur l’aspect théorique de la création de jeu. Puis  ils ont émis des propositions très spontanées !

Le jeu que nous avons créé montre aux enfants qu’ils sont l’objet de représentations et de clichés, pour mieux les dépasser. »

Le jeu a ensuite été présenté à un groupe d’enfants de l’école Lasalle, qui n’avaient pas participé au projet afin de le tester. On s’est rendu compte que c’était un jeu très plaisant auquel les enfants ont adhéré ! L’objectif d’un jeu ludique qui questionne les préjugés a été atteint. C’est un atelier qui mériterait d’être reproduit, peut-être de manière plus espacée dans l’année pour apporter aux enfants plus d’éléments de réflexion.

C’était un projet collectif autour d’un thème dont tout le monde doit se saisir. Cela montre aux enfants que l’égalité filles/garçons est quelque chose de quotidien, dont on ne discute pas juste une seule fois dans l’année. C’est un projet très enrichissant pour tout le monde.

Pour l’instant le projet n’est pas fini : il a été présenté à l’école, et nous avons continué notre réflexion pour répondre aux objectifs de départ. Le but final est de faire éditer notre jeu. »

Que pensez-vous de la manière de travailler de Stéphane et Pym ?

« J’ai beaucoup aimé la méthodologie qui a très bien fonctionné, malgré  les différences d’âge entre les enfants. L’organisation de la semaine, l’alternance entre la théorie et la pratique était bien pensée. Et c’est un projet facilement réalisable car il ne faut pas beaucoup de matériel. Il suffit d’avoir des animateurs professionnels et des enfants motivés ! Ils savent aussi très bien s’adapter face à  certaines modifications. Des enfants de CP qui n’étaient pas prévus dans le groupe sont venus.  »

Que pensez-vous de l’accompagnement de Ludomonde à travers votre coopération ?

« C’est un accompagnement qui permet de répondre à des questions qui peuvent se poser dans différents secteurs : l’aménagement d’un espace petite enfance, la mise en place d’une ludothèque pour les plus grands. J’apprécie leurs compétences multiples qui font que nous sommes complémentaires. Ils nous ont donné une formation plus large sur le jeu ! Avec Ludomonde, chacun a pu développer une réflexion sur le jeu comme outil d’animation. »

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